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Economie

Les pays émergents bousculent la France

Par L'Economiste | Edition N°:3404 Le 12/11/2010 | Partager

Sur le marché marocain, les entreprises françaises affrontent une nouvelle compétition en provenance de pays émergents. Le marché de la construction du pipeline de l’OCP (4 milliards de dirhams), adjugé par un groupe turc, en est une illustration. Tant mieux, affirme Dominique Bocquet, chef du Service économique régional à l’ambassade de France au Maroc. Cela leur impose d’être plus compétitives. La France, poursuit-il, n’est pas en terrain conquis au Maroc. Pour maintenir et accroître ses positions, elle a plus que de solides arguments: premier client, premier investisseur et premier partenaire de l’aide au développement. . Un amplificateur de l’internationalisation des PME françaises. La part de marché de la France recule, mais les volumes progressent - L’Economiste: Sur de gros contrats d’infrastructure au Maroc, la France est beaucoup moins souveraine que par le passé. Cela tient-il seulement à l’émergence de nouveaux compétiteurs? - Dominique Bocquet: Je ne pense pas que les positions françaises soient globalement menacées. Elles sont plutôt concurrencées parce que le Maroc s’est ouvert et également, parce que sur le ring de l’économie mondiale, il y a de plus en plus de champions et de combattants. Cela impose à la France de faire toujours plus et mieux. Elle ne se considère pas en terrain conquis, mais elle considère le Maroc comme une terre fondamentale de partenariat, de coopération et de développement. Globalement, la France n’est pas en recul au Maroc. Au contraire. Mais la relation change de caractère avec la mondialisation.- Mais ses positions commerciales, elles, sont en retrait…- Ce n’est qu’un aspect de la relation entre nos deux pays et une vue partielle de la situation réelle. Pour tirer une vraie tendance, il faut placer l’analyse sur une longue période. Au cours des dix dernières années, les exportations françaises au Maroc ont considérablement augmenté. En même temps, les flux commerciaux du Maroc ont plus que doublé. Certains pays qui n’y étaient pas présents détiennent aujourd’hui des parts de marché importantes. La Chine, par exemple, pèse aujourd’hui 8% du total échanges du Maroc alors qu’elle représentait moins de 1% il y a dix ans. Le marché s’est donc beaucoup agrandi et nos exportations progressent. En fait, c’est le gâteau qui est devenu plus gros, et en valeur relative, nos positions baissent, mais elles augmentent en valeur absolue. Et surtout, les autres aspects de la relation bilatérale ont enregistré un essor remarquable.- Quelles sont les tendances qui se dégagent de l’investissement français au Maroc? Auparavant, c’était surtout le CAC 40 qui en était locomotive.- Plus maintenant. La caractéristique de l’investissement des opérateurs français au Maroc est sa diversité. A fin 2009, 750 entreprises françaises (de l’Hexagone) détenaient des participations majeures au Maroc parmi lesquelles de grands groupes, mais aussi, des PME. Cela témoigne de la confiance des opérateurs français dans le potentiel de l’économie marocaine. A ces 750 filiales s’ajoutent les investissements des Français installés au Maroc.- L’an dernier, les flux ont marqué une certaine contraction. Quels sont les nouveaux territoires des investisseurs français?- Les investissements étrangers, il faut les apprécier sur le long terme. Ce qui est significatif, ce sont les réalisations sur une décennie. Et sur ce point, il faut noter que le Maroc a su saisir les opportunités de la mondialisation; il est devenu une terre d’attraction des investissements étrangers. Et la France a été en pole position dans ce mouvement. Avec 8 milliards d’euros (90 milliards de dirhams, elle représente près de la moitié du stock des IDE au Maroc. C’est plus de 4 fois l’investissement des entreprises françaises en Inde avec son 1,3 milliard d’habitants. C’est donc une nouvelle forme de relation, plus exigeante que la présence commerciale pour laquelle nous avons démontré que le partenariat franco-marocain était assis sur des bases solides.- Comment expliquez-vous que les PME françaises se projettent plus aisément au Maroc alors que tous les rapports sur le commerce extérieur en France insistent sur leur incapacité à aller sur des marchés internationaux? En quoi le Maroc fait-il exception?- Vous ouvrez là une piste de réflexion très intéressante. C’est vrai que la France n’a pas assez de grosses PME par rapport à l’Allemagne par exemple. Comme ce sont elles qui s’internationalisent plus facilement que les plus petites, au niveau mondial cela handicape la France. Je crois que le fait que les entreprises françaises franchissent plus facilement le pas vers le Maroc nous aide, et fait de ce pays une sorte d’amplificateur, d’intégrateur de l’internationalisation de nos entreprises. Ce que nous réalisons en investissement au Maroc va aider les entreprises françaises à découvrir l’international. C’est pour cela que c’est un vrai partenariat gagnant-gagnant.Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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