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    Economie Internationale

    Les pays africains de plus en plus pauvres

    Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

    Mark TURNER (Addis-Abéba)

    · Le rapport de la CEA sur la pauvreté en Afrique est pessimiste

    · Les ministres africains des Finances appellent à effacer les dettes des pays pauvres

    Les objectifs internationaux visant à réduire de moitié les taux de pauvreté en Afrique d'ici 2015 ne peuvent être atteints d'après le rapport de la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA). Le rapport de 1999 a notamment souligné que l'Afrique subsaharienne a enregistré un déficit de près de 14% du PIB, ce qui l'empêche de réaliser une croissance annuelle de 7%. C'est le niveau estimé nécessaire pour atteindre l'objectif de réduction de la pauvreté dans la région.
    "Le message est clair. La majorité des pays du continent africain n'ont pas les moyens requis pour réaliser une croissance soutenue". indique le même rapport.
    Le PIB global de l'Afrique (y compris l'Afrique du Nord) a augmenté de 3,3% en 1998; il était de l'ordre de 2,9% en 1997. L'Afrique était considérée comme la région qui a le taux de croissance le plus rapide dans le monde. Cependant, les taux de croissance à l'Est, à l'Ouest et au Sud de la région subsaharienne baissent sérieusement, surtout au Gabon et en Angola où ils ont chuté de moitié. La croissance industrielle est tombée à 3,2% après s'être établie à 3,8 en 1997.

    Le flux des ressources est tombé de 4,5 milliards de Dollars en 1997 à 3 milliards de Dollars l'année dernière, alors que le réseau des transferts a décliné de près de 40%. Les revenus de l'export ont chuté de 17% et la balance commerciale était négative pour la première fois depuis une décennie.
    Le coût du service de la dette de l'Afrique est passé à 35 milliards de Dollars en 1998, soit 31%, des biens et services et le déficit en compte courant s'est élevé à 16 milliards de Dollars. Les initiatives de réduction de la dette "n'ont pas affecté l'endettement d'une manière significative", selon la CEA. En réaction à ces résultats, les ministres africains des Finances ont appelé, lors d'une conférence tenue la semaine dernière, les pays du G7, qui tiendront une réunion le mois prochain à Cologne, à rayer les dettes qui résultent de l'ensemble de l'aide adressée aux pays pauvres et à réduire les autres dettes bilatérales d'au moins 90%.
    Les ministres ont proposé de procéder à la vente de l'or du FMI pour financer une réduction de la dette "sans léser les intérêts des pays africains exportateurs d'or". Ils ont appelé à un allégement de la dette des pays "sévèrement touchés par les conflits politiques et les catastrophes naturelles".


    Les aides hollandaises


    Mme Eveline Herfkens, ministre hollandais du Développement Economique, a expliqué que les donateurs considèrent l'éventualité d'allouer des aides plus efficaces en se concentrant sur les pays les moins nantis et en prenant en compte la qualité des politiques gouvernementales. "Les tendances ont changé", a déclaré Mme Herfkens.
    "L'aide était pendant des années une question de justice, mais aujourd'hui, les gens sont de plus en plus sceptiques quant à l'usage de leurs ressources". La Hollande compte retirer son soutien à 59 pays parmi les 78 qui bénéficient de ses aides.

    Syndication Financial Times-L'Economiste
    Traduction : Aziza EL AFFAS

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