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Les pauvres, l’avenir de la banque

Par L'Economiste | Edition N°:3404 Le 12/11/2010 | Partager

. Le taux de bancarisation du pays atteindrait 62% d’ici 2015. 6% des ruraux bancarisés sur plus de 13,4 millions d’habitants AUTORITÉS monétaires et banquiers ont multiplié les discours ces derniers mois pour appeler à une accélération de l’accès aux services bancaires aux populations. C’est une condition essentielle pour favoriser le développement du système financier. Déjà pour la fin de l’année, l’objectif affiché est d’atteindre un taux de bancarisation de 50%. Bank Al-Maghrib l’estimait à 49% dans un tableau de bord arrêté à fin juin 2010. Il devrait dépasser 62% d’ici 2015, révèle une étude de Sia Conseil (Société française de conseil en organisation et en management). L’ouverture des agences bancaires de Barid Al Maghrib est supposée accélérer le processus. Le plus gros effort est à faire en milieu rural avec un taux de bancarisation de 6% pour 42,2% (13,4 millions d’habitants) de la population totale. En effet, la multiplication des acteurs du marché n’a pas pour autant gommer les fortes disparités qui existent jusque-là entre les zones urbaines et les zones rurales. A fin 2009, le monde rural n’accueillait que 13% du réseau bancaire, ce qui équivaut à 1 guichet pour plus de 23.000 habitants. Ramené en zone urbaine, le rapport est de 1 guichet pour 4.675 habitants. La moyenne nationale est de 1 guichet pour 6.900 habitants à fin juin 2010 contre 7.100 habitants en 2009.Globalement, les populations à faibles revenus devraient être la cible des banques. En outre, la crise financière a mis en évidence la nécessité pour les établissements bancaires de se renforcer sur le marché local par une plus grande mobilisation de l’épargne. Cela devrait atténuer à l’avenir les contraintes de financement ainsi que la baisse de la demande extérieure adressée au Maroc.Sur les 3 dernières années, le taux de bancarisation a évolué suivant un rythme de croissance de 4%. Le maintien de cette cadence sur les dix prochaines devrait le porter à plus de 90%. Sa concrétisation est tout de même corrélée à une meilleure orientation des stratégies des établissements financiers vers les différentes couches de la population, particulièrement les personnes à faibles revenus. Le gisement de croissance est là. Il reste que les offres suivent, par exemple le mobile banking.Le paiement par téléphone est déjà un succès dans plusieurs pays du continent. Les partenariats entre banques et opérateurs télécom ont déjà permis la mise en place de Mobicash (Maroc Telecom, BCP et Attijariwafa bank), un service de transfert d’argent par téléphone. BMCE Bank et Méditel disposent également d’un service semblable. De plus, le low income banking est appelé à se développer par le biais du réseau bancaire ou à travers les guichets de transferts de fonds, relèvent les experts de Sia Conseil.F. Fa.

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