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Les patrons marocains et tunisiens accordent leurs violons pour se préparer à la concurrence

Par L'Economiste | Edition N°:1484 Le 26/03/2003 | Partager

. Un accord-cadre et plusieurs protocoles de jumelage régionaux ont été signésLes opérateurs marocains et tunisiens se préparent à prospecter ensemble d'autres marchés comme l'Afrique du Sud. C'est ce qui ressort de la journée économique maroco-tunisienne organisée lundi dernier par la CGEM à l'occasion de la visite d'une délégation d'opérateurs tunisiens. Pilotée par le président de l'UTICA (union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat), El Hadi Djilani, la délégation avait rencontré auparavant les opérateurs de Marrakech et débattu avec eux du thème de l'investissement. La CGEM et l'UTICA ont signé un accord-cadre et des protocoles de jumelage. Des recommandations ont été élaborées au sujet du Conseil d'affaires maroco-tunisien et des trois ateliers d'étude. C'est d'ailleurs hier que les deux présidents devaient présenter les résultats des travaux au Premier ministre Driss Jettou. Le Conseil d'affaires a insisté sur la nécessité de l'ouverture totale des frontières entre les deux pays, sans attendre l'échéance 2008. L'accent a été porté sur la création d'un commissariat d'affaires maroco-tunisien. Il aura pour rôle l'examen quotidien des problèmes qui entravent le développement des échanges commerciaux entre les deux pays. A noter, dans ce sens, qu'il existe 27 projets de coinvestissement en Tunisie, contre uniquement 3 au Maroc. Hassan Chami, président de la CGEM, a donc incité les investisseurs tunisiens à une exploration plus poussée du potentiel marocain, afin de le développer à travers des investissements communs. Autre préoccupation des deux partenaires, celle de l'harmonisation des normes dans les deux pays, et la mise en place de mesures communes antidumping. Au terme de cette journée de concertation et d'études, les opérateurs se sont prononcés pour l'instauration d'une unité maghrébine. Ils ont émis le souhait de créer une banque maroco-tunisienne. Cette institution faciliterait la tâche aux investisseurs. De la même manière, ils ont demandé la coordination des politiques monétaires. Car d'après eux, les transactions devront se faire soit en dinar tunisien, soit en dirham au lieu de l'euro et du dollar. Les affaires pâtiront moins des effets des cours des changes. A terme, l'idée est d'arriver à une monnaie maghrébine unique, qui fera sa place dans le monde de la concurrence. Quant aux ateliers, ceux-ci ont traité des volets “investissement et financement” avec pour nécessité de trouver des solutions au retard de paiement ou encore la multiplication des rencontres sectorielles entre les deux partenaires. Autre atelier, celui des services qui concerne surtout les secteurs des communications, du transport et du tourisme. Enfin, ce sont les échanges commerciaux qui ont animé les travaux de la dernière commission. Houda BENBOUYA

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