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    Economie

    Les opérateurs veulent assainir les ventes

    Par L'Economiste | Edition N°:2779 Le 19/05/2008 | Partager

    . La multiplicité des intermédiaires à l’origine de la cherté du poissonA la sortie du port de Casablanca, l’on ne peut rater le cortège des triporteurs frappés du logo de l’INDH qui ont fait le plein de poisson. Des bateaux sont amarrés au quai. La halle semble animée comme à l’accoutumée, les effluves de poisson, çà et là, vous prennent à la gorge. Pas de doute, l’activité est normale. Trop normale pour un jour de grève. «Nous, on a décidé de ne pas participer à cette grève, parce que nous avons opté pour une autre stratégie», explique Abderrahmane Labidi, secrétaire général de la Fédération nationale des armateurs de la pêche côtière (FNAPC) et président du Groupement professionnel des marins pêcheurs au Maroc (GPMPM). «La grève du mois de février ne nous a été d’aucune utilité. C’est pourquoi nous préparons un mémorandum que nous souhaitons transmettre à S.M. le Roi qui va user de son arbitrage. Mais cela ne nous empêche pas d’être solidaires avec nos camarades grévistes». «Pour un premier jour, on ne peut pas dire si la grève est suivie ou pas», explique un préposé à la capitainerie du port de Casablanca, parce qu’il y a des bateaux qui étaient sortis hier et qui rentrent aujourd’hui.» Pour Kamal Sabri, 1er vice-président de la Chambre maritime de Casablanca, armateur et membre de la Commission nationale de la pêche côtière qui a conduit les négociations avec le ministère de tutelle, «ce n’est pas une grève mais tout simplement un arrêt de travail pour dénoncer la hausse du prix du gasoil. Les bateaux ont commencé à rentrer. Au sud, ils sont déjà à quai». Selon les patrons pêcheurs, le prix du gasoil oscille entre 7,84 et 8,20 DH dans certains ports. «Le carburant représente environ 75% de nos charges, révèle le président. Ajoutez à cela 20% pour les autres frais. Il ne reste plus que 5% qui sont insuffisants pour sortir en mer.»«Ce que nous revendiquons principalement, assure Kamal Sabri, c’est que le circuit de la commercialisation du poisson soit entièrement réorganisé. Et l’ONP qui en est chargé, doit revenir à sa vocation initiale, qui est la commercialisation du poisson et qu’il s’arrête de s’intéresser à la construction des halles aux poissons et des marchés de gros parce que cela ne relève pas de ses attributions.»Selon cet armateur, «le ministère de tutelle a déjà fait le maximum. Maintenant, ce que nous demandons, c’est la réorganisation du circuit de commercialisation du poisson. La multiplicité des intermédiaires est responsable de la surenchère des prix. Le merlan sort de chez nous à 20 DH pour être vendu ensuite à 60. Il en va de même pour la sardine que nous vendons à 2 DH et qui en atteint 8 en fin du circuit. Toute cette marge est récupérée par les mareyeurs qui n’ont aucun statut professionnel», s’emporte Sabri.


    Revendications…

    LES professionnels de la pêche exigent, entre autres, la réduction de la taxe perçue par l’Office national des pêches (ONP) qui est de 4% sur les ventes. Autres frais payés quotidiennement par les armateurs qui en réclament la réduction, la taxe régionale qui est de 0,02%, l’ORS (organisation de sauvetage, 1%); les cotisations à la CNSS (4,65% pour le chalutier et 6% pour le sardinier); l’AMO (1,2% pour le chalutier et 1,5% pour le sardinier) ; un péage de 5% et enfin 0,5% au profit de l’association professionnelle. Sans oublier l’assurance qui peut atteindre 40.000 DH par an et par bateau, en sus de celle contre les accidents de travail: 3,45% sur le produit des ventes.Hassan EL ARIF

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