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Les obstacles au développement

Par L'Economiste | Edition N°:445 Le 17/02/1999 | Partager

Le secteur de l'habitat n'arrive toujours pas à sortir de sa crise. Les principaux handicaps résident au niveau de la faible implication du système bancaire dans le financement de l'habitat, la non-adéquation des régimes fiscaux en vigueur et la léthargie du secteur locatif.

Le secteur de l'habitat pourra-t-il se redresser un jour?
A en croire les participants à la Commission Spécialisée de l'Habitat réunie le 12 février à Rabat, l'opération n'est pas facile à réaliser. "Elle n'est pas non plus impossible" , a souligné M. Mohamed M'Barki, secrétaire d'Etat à l'Habitat.
Le développement du secteur butte en effet contre de nombreuses contraintes dont certaines sont le résultat des modes d'intervention en vigueur depuis près de 30 ans. "Ces contraintes créent et entretiennent un dysfonctionnement du système de production", est-il indiqué dans un document relatif à la préparation du Plan de développement économique et social pour la période 1999-2003.
Mais de quelle nature sont ces handicaps?
Les responsables du Secrétariat d'Etat à l'Habitat s'accordent tous à dire que la principale contrainte est la faible implication du système bancaire dans le financement de l'habitat. Les crédits pour ce secteur représentent entre 10 et 15% des crédits à l'économie, alors que ce pourcentage tourne autour de 30% dans les pays industrialisés.
En outre, le système de financement institutionnel contribue à peine pour 20% dans le financement de la production de logements. A cette insuffisance s'ajoute une mauvaise répartition des crédits entre les diverses composantes de la production et aussi entre les tranches de revenu.
Outre le problème de financement, le secteur de l'habitat souffre d'une inadéquation des régimes fiscaux en vigueur. La fiscalité marocaine se caractérise par son instabilité à travers les différentes Lois de Finances qui modifient régulièrement les bases, les taux et les champs d'application des différents impôts et taxes. "Cette pratique ne permet pas aux promoteurs de faire des comptes d'exploitation prévisionnels, car les écarts entre les estimations et la réalité deviennent énormes à cause des changements fréquents et parfois importants", est-il indiqué dans le même rapport. Il convient de souligner aussi que le secteur de la promotion immobilière est assujetti à une multitude de taxes et impôts dont certains sont à rendement incertain. D'autres sont doublement payés en raison de la superposition des deux régimes fiscaux, étatique et local.
Mais si ces deux contraintes sont les plus importantes, d'autres subsistent aussi et assument une grande part de responsabilité dans la dégradation du secteur. Il s'agit notamment de l'inadaptation de la réglementation de l'urbanisme, de l'épuisement des réserves foncières publiques dans les périmètres urbains et surtout une léthargie du secteur locatif. Sur ce registre, il convient de souligner que depuis presque une décennie, le secteur locatif connaît une sérieuse récession comme en témoignent les prêts accordés par le CIH. En effet, de 1988 à 1991, le CIH a financé en moyenne 200 logements locatifs par an, mais durant les années 1995 et 1996, ce nombre n'a été respectivement que de 60 et 51 logements.

Adil BOUKHIMA


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