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    Les nouvelles ambitions de Cristalstrass

    Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

    Cristalstrass entame un plan de développement qui comporte de nouveaux investissements ainsi qu'un projet d''introduction en bourse. La société italienne de fabrication de lustres doit à partir de l'année prochaine réaliser 40% de son chiffre d'affaires (contre 30% actuellement) sur le marché local.


    Cristalstrass se lance dans la production de verres en cristal. Cette diversification vers la «cristallerie de maison» fait partie d'un plan de développement qui doit permettre à la société de s'introduire en bourse au plus tard au premier semestre 1999. Le programme avait été inauguré en avril dernier par l'acquisition de nouveaux fours pour 40 millions de DH. L'investissement, financé à parts égales à travers un prêt de la BNDE et d'un autofinancement, a permis de porter la production du cristal supérieure de 6 à 12 tonnes par jour. A cela s'ajoute l'extension du complexe industriel de Settat, là ou la société a élu son Q.G à sa création en 1984. Par ailleurs, le Conseil d'Administration a décidé de porter, au cours de cette année, son capital social de 40 à 120 millions de DH. L'opération a été réalisée par appel de fonds propres.
    Tournée essentiellement vers l'exportation (70% de la production est destinée à l'étranger), Cristalstrass compte dynamiser, à partir de l'année prochaine, le chiffre d'affaires réalisé sur le marché local. La contribution de ce dernier au portefeuille de la société doit passer de 30 à 40%. Le lancement de la ligne de production de verres en cristal va dans ce sens puisque l'opération répond aussi aux attentes de la clientèle marocaine.
    Sur le marché mondial du cristal supérieur, Cristalstrass figure en deuxième position avec 130 millions de DH de chiffre d'affaires en 1996 (150 millions de DH de «prévisionnel pour 1997) et 9 millions de bénéfice net com-ptable, le leader étant l'Autrichien Svarovsky.

    Pour sonder les nouvelles orientations de la demande et de la concurrence, la société participe en moyenne à près de quinze foires et expositions à travers le monde. La concurrence justement se fait de plus en plus âpre. Face à des pays comme la Turquie ou les pays asiatiques, la société se doit de trouver de nouveaux débouchés «d'autant plus que le marché du cristal n'est pas élastique», reconnaît M. Achille Voltolina, PDG de la société.
    Cristalstrass produit actuellement entre 600 et 700 lustres/jour (sans compter les accessoires et la production de verres en cristal). A l'export, les produits sont destinés notamment aux marchés italien, canadien, japonais ainsi que les pays du Golfe «très friands de lustres en cristal». La société parie toutefois sur le marché chinois «jugé porteur».

    Dans son complexe industriel de Settat, l'entreprise travaille presque en totale autonomie. Tout est fabriqué ou réparé sur place: lustres, pendentifs (auxquels s'ajoutent maintenant les verres en cristal) mais aussi les carcasses métalliques (l'ossature du lustre), octogones et prismes en cristal, ainsi que les moules et les pièces de rechange. La société qui avait démarré en 1984 avec 50 salariés emploie actuellement 1.050 personnes dont 15% de cadres. Tous bénéficient d'avantages sociaux: couverture maladie primes de panier, transport, 13ème mois, etc... Des acquis que les impératifs de compétitivité ne risquent pas de compromettre si l'on en juge par les propos rassurants de M. Voltolina. «Quant une société emploie plus de 1.000 personnes, elle n'appartient plus à ses actionnaires, mais à la ville tout entière». Settat doit faire beaucoup de jaloux.


    Pureté des lustres


    Cristalstrass importe son sable siliceux de Belgique. «Ce pays dispose de l'unique carrière au monde où la silice est presque pure», expliquent la famille Voltolina. Le degré de pureté de la silice ainsi que le taux d'oxyde de plomb (le cristal est obtenu de la fusion de deux composants) détermineront à leur tour la qualité du cristal obtenu. Un cristal est dit de qualité supérieure lorsqu'il contient entre 30 et 32% d'oxyde de plomb. Au-delà de cette proportion, le produit devient trop fragile et impossible à travailler. Au-dessous, entre 27 et 29%, le cristal est dit normal. La qualité du cristal se reconnaît à son pouvoir de réfraction mais surtout à ses qualités sonores (l'effet de résonance).

    Mohamed BENABID

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