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Les médecins s’insurgent contre leur conseil

Par L'Economiste | Edition N°:1780 Le 01/06/2004 | Partager

. A l’origine de la discorde, la représentativité public/privé au sein du conseil. Ils souhaitent la refonte totale du texte régissant le mode d’électionRien ne va plus entre l’Ordre national des médecins et les médecins des secteurs privé et public. C’est toujours le problème de la représentativité du corps médical au sein du conseil qui est à l’origine de la discorde (cf www.leconomiste.com). Le Conseil national de l’ordre national vient de publier un communiqué paru dans la presse nationale le 31 mai, dans lequel il explique que “dans le souci d’informer le corps médical et de le prémunir contre la propagation malveillante de certaines rumeurs, il convient de signaler que le Conseil avait entamé en l’an 2000 la préparation de ses élections”. C’est l’adoption d’un projet de loi concernant la représentativité au sein du Conseil national, relevant de l’Ordre des médecins, qui explique ce bras de fer, entamé depuis avril dernier.Le secrétariat national de la Santé publique, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT) avait alors publié un communiqué dans lequel il exprimait “son étonnement de la présentation au Parlement par le gouvernement d’un projet d’amendement de la loi relative à l’Ordre national des médecins”. Ce projet concerne la représentativité du corps médical au sein du Conseil national de l’Ordre.Il octroie au secteur privé, qui regroupe le Conseil national, les conseils régionaux et de discipline, 50% des sièges contre 50% pour l’ensemble des autres secteurs. Ces derniers incluent les médecins de la santé publique, ceux exerçant au sein des communes, des ministère de la Justice et du Travail, des établissements publics et mutuelles, les médecins enseignants-chercheurs et les militaires.Cette répartition délivre ainsi cinq sièges au secteur privé, deux au secteur public et un seul pour les médecins militaires et les autres catégories. Jugée inéquitable, cette répartition a été, selon Mustapha Chennaoui, secrétaire général du syndicat affilié à la CDT,“conçue de façon à répondre aux seules doléances du secteur privé”. Ensuite, risposte du syndicat national des médecins du secteur libéral qui a également exprimé son mécontentement. Une journée d’études réunissant l’ensemble des médecins, tous secteurs confondus, tenue le 22 mai, avait abouti à un consensus. Sept syndicats (cinq pour le secteur public, les représentants des médecins des Centres hospitaliers universitaires et ceux du privé) rejettent le projet de loi considérant qu’il “ne permet pas au Conseil d’être véritablement représentatif”. Un communiqué publié à l’issue de la journée expliquait la position de l’ensemble des participants. Quatre principes fondamentaux sont revendiqués. La mise sur pied d’un Ordre national fort basé sur des textes clairs et transparents, la définition des prérogatives de l’Ordre qui doivent se limiter aux questions d’ordre éthique et déontologique, des élections démocratiques de tous les membres dont le président et l’homogénéisation de la représentativité entre privés, publics, militaires et médecins du CHU. “Le Conseil de l’Ordre a été quasiment absent pendant 20 ans”, explique Naciri Bennani Mohamed, président du Syndicat national des médecins du secteur libéral “ce qui est à l’origine de nombreux problèmes. Il est temps que les médecins disposent d’un Conseil représentatif élu démocratiquement”. Même son de cloche au sein des autres instances représentatives. Aujourd’hui, c’est la refonte totale des textes de représentativité qui est souhaitée. Le dernier communiqué du Conseil est considéré comme une réponse aux revendications exprimées par les médecins. Ces derniers ne comptent pas s’arrêter là. “Nous sommes prêts à utiliser toutes les formes de revendication possible pour que le texte ne soit pas mis en application”, clament-ils unanimement. Affaire à suivre.-Sept syndicats (cinq pour le secteur public, les représentants des médecins des Centres hospitaliers universitaires et ceux du privé) rejettent le projet de loi considérant qu’il “ne permet pas au Conseil d’être véritablement représentatif”-Amale DAOUD

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