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Affaires

Les médecins réclament un président élu

Par L'Economiste | Edition N°:2260 Le 21/04/2006 | Partager

. Ils veulent boycotter les élections . Assemblée générale de l’Ordre ce 23 avril à Casablanca Rien ne va plus entre les médecins et leur Ordre national. Sept syndicats, représentant les médecins des secteurs privé, public et universitaire, ont décidé de boycotter les prochaines élections du Conseil national de l’Ordre, prévues en juillet 2006. Il s’agit du Syndicat national des médecins du secteur libéral (SNMSL) et les Syndicats nationaux de la santé publique, l’un affilié à la CDT et l’autre à la FDT. Sur la liste également, les trois fédérations nationales du secteur de la santé affiliées à l’UGTM, l’UMT et l’UNTM et le Comité de coordination des facultés de médecine et de pharmacie qui relève du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP). Selon un communiqué commun publié le 19 avril, les syndicats ont exprimé leur étonnement quant à l’attitude du gouvernement qui refuse de tenir compte de leur point de vue concernant l’organisation de leur profession. Les sept centrales affichent leur refus de participer aux prochaines élections des conseils de l’Ordre s’il n’y a pas refonte de la loi organisant l’Ordre des médecins, notamment la démocratisation de l’élection du président national. Mohamed Naciri Bennani, président du SNMSL, rappelle que l’Ordre des médecins est le seul ordre professionnel au Maroc dont le président national n’est pas élu démocratiquement. «Tous les pouvoirs réels sont entre les mains de ce président», lâche Naciri Bennani. Selon lui, la situation est alarmante. L’Ordre est quasi absent de la vie quotidienne des médecins. Chose qui a favorisé, les deux dernières décennies, à en croire le syndicaliste, le développement de multiples pratiques de charlatanisme et de plusieurs formes d’exercice illégal de la médecine. De son côté, le Syndicat national de la santé publique affilié à la CDT conteste les «larges» prérogatives du président. «C’est le Conseil qui doit avoir les vrais pouvoirs pour faire observer la déontologie et l’ethique de la profession», estime Mustapha Chanaoui, secrétaire général adjoint de l’organisation syndicale. La crise entre les médecins et leur Ordre ne date pas d’aujourd’hui. Le Syndicat des médecins du secteur libéral avait déjà pris la décision, en janvier 2001, de ne pas participer aux élections du Conseil de l’Ordre si la loi 11-94 n’est pas amendée afin de permettre l’élection du président national. Ce qui a provoqué le report des élections. Situation qui dure jusqu’à ce jour. Un mémorandum a été adressé, le 6 mai 2004, au Premier ministre pour solliciter des discussions sur le sujet. De même, une pétition a été signée par plus de 2.000 médecins du secteur libéral revendiquant une refonte du texte régissant l’Ordre national des médecins, est-il rappelé. Mais en vain. Contacté par L’Economiste, l’Ordre des médecins nous a indiqué que des «explications seront fournies» lors de son assemblée générale, prévue ce dimanche 23 avril à Casablanca.Mohamed AKISRA

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