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Les mécanismes et le tourbillon

Par L'Economiste | Edition N°:454 Le 02/03/1999 | Partager

Comme s'il n'était pas déjà difficile de produire, de vendre et d'obtenir des crédits sur son propre marché, voilà qu'il faut toujours avoir l'oeil rivé sur les finances internationales: les cours croisés de monnaies, les flux d'investissements, qui s'engouffrent un jour vers l'Asie et ne nous laissent plus rien à emprunter, les mêmes flux qui en ressortent un autre jour, avec une méfiance injuste envers tous les pays émergents... Les articles de ce 14ème Mastering Management portent sur ces finances internationales, dont nous sommes tous usagers, petits acteurs, mais dont très peu d'entre nous sont spécialistes.
Il faut rappeler que chaque jour que Dieu fait c'est l'équivalent de 1.500 Dollars, en diverses devises, qui changent de main, sur les seules marchés des changes, et pas toujours pour payer des biens et services. Pour cela, pour l'économie réelle, les hommes n'ont besoin que de 18 petits milliards de Dollars, soit 83 fois moins.
Un petit vent qui se lève en Asie et voilà la conséquence dans nos tasses de café le lendemain matin: les cours ont grimpé, le Dollar est remonté ou l'inverse. Les finances interna- tionales sont imprévisibles, dramatiques, sans frontières comme la météo.
Le dernier cadeau, c'est l'Euro qui se met en place; c'est une bonne chose contre le risque de change, pour la fluidité du commerce et un contre-poids face à l'empereur Dollar, puissant et capricieux. Mais pourquoi diable la Grande-Bretagne, qui abrite encore la première place financière mondiale, y résiste-t-elle?
Heureusement que nous avons Bank Al-Maghrib pour nous rassurer, avec son petit panier de monnaies, pour amortir les chocs, sur notre Dirham et notre économie.
Nous sommes donc tous, à un titre ou à un autre, payeurs, en devises, ne serait-ce que de nos petits voyages ou des produits d'importation aussi simples que notre pétrole, notre blé et notre thé, et dont se jouent les finances internationales. L'Etat porte un poids tellement lourd qu'il influence tout le reste: c'est la dette. Elle est encore en devises.
Les finances internationales, avec leurs tourbillons-surprises ou leurs mécanismes bien huilés, nous enveloppent tous.
Mais les experts qui comprennent et agissent sont quelques dizaines, répartis entre les directions spécialisées des banques et les sociétés de bourse. D'où l'intérêt des explications des mécanismes de base qui gouvernent les opérations: le décloisonnement bancaire qui a aussi touché les banques au niveau international, les eurodevises qui ont préparé l'arrivée de l'Euro, le rôle pour la croissance mondiale de l'intermédiation, entre les épargnants institutionnels comme les fonds de pension et les investisseurs, les marchés dérivés...
Notons au passage que les banques internationales ont la part belle dans le tourbillon monétaro-financier qui enveloppe le monde. Quand les échanges s'envolent et la spéculation s'emballe, elles financent, se servent en juteuses commissions et fleurissent dans les bulles financières. Quand la situation se retourne, elles s'en tirent encore. Les krachs peuvent emporter les économies d'une vie, un fonds de placement, une entreprise, mais jamais une banque. Elles sont des ports d'attache, de solides pontons auxqels s'arrime le système pour ne jamais couler.

Khalid BELYAZID

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