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Affaires

Les Marrakchis protestent contre la démolition du marché du Guéliz

Par L'Economiste | Edition N°:1888 Le 02/11/2004 | Partager

. En raison de son histoire et de l’identité qu’il véhicule. Derrière cela, il y a aussi les inquiétudes des commerçants Beaucoup de bruit autour du marché de Guéliz dont la reconstruction est programmée depuis plus d’un an, mais n’a toujours pas démarré. Ce retard serait imputé entre autres aux réticences des commerçants, voire des résistances.Ces derniers font d’ailleurs circuler une pétition signée par plusieurs acteurs de la ville, notamment des intellectuels qui s’insurgent contre ce qu’ils appellent cette urbanisation de table rase et une perte d’identité de plus en plus fréquente des lieux du Guéliz. Ses défendeurs estiment, à juste titre, vu l’attrait de ce marché auprès d’un public, de plus en plus féru d’histoire et d’authenticité, qu’il faut trouver une solution autre que la démolition de ce patrimoine. Car, il s’agit bien d’un patrimoine quoi qu’en pensent les promoteurs adeptes du marteau-piqueur. D’où ces pétitions qui en disent long sur le degré de communication qui existe entre élus et citoyens.De quoi il s’agit en fait ? L’ex-municipalité de Ménara-Guéliz a cédé juste avant la fin de son mandat, à l’Erac-Tensift, un terrain de 13 hectares sur le boulevard Mohammed V où est sis ce marché qui, rappelons-le, est l’un des plus connus de la ville et des plus anciens, bien que personne ne connaisse sa vraie histoire. Si le lieu n’est pas d’un grand intérêt architectural, il n’en possède pas moins un charme indéniable de par la vie qui s’en dégage, l’agitation et les mélanges qu’il draine. En fait, l’objectif de ce projet n’est pas en soi la réfection des locaux vétustes du marché, mais plutôt les commerces qui seront construits en dessus. L’Erac s’est, en effet, engagé à en faire un ensemble plurifonctionnel regroupant des habitations, des bureaux, des commerces et aussi un nouveau marché du Guéliz. En contrepartie du terrain, l’établissement devra construire un parking de 325 places, la réalisation de travaux d’aménagement et accorder un abattement de 50% sur le prix de vente au profit des occupants actuels. Et c’est là où le bât blesse. La plupart des commerçants du marché sont des locataires, qui payent des sommes modiques à la collectivité locale en guise de loyer. Avec le nouveau réaménagement, les commerces seront donc vendus. Priorité aux ex-locataires avec un abattement de 50%. Ceux qui ne sont pas prêts financièrement devront céder leur place à d’autres. Le projet de démolition et de transfert du marché a été entre temps adopté par le Conseil de la ville qui estime que l’état de ce lieu est délabré et que c’est parce qu’il est justement porteur d’une histoire, qu’il a besoin de toute urgence de travaux de rénovation. Les contestataires rétorquent que c’est plutôt une décision unilatérale dictée surtout par des spéculations.«L’argument de la vétusté du marché n’est pas recevable car les sommes investies pour son déplacement pourraient largement servir à sa réhabilitation», affirme-t-on.Derrière cette prise de conscience pour la protection du marché, est recherchée celle de toute une partie de Marrakech : le Guéliz. Depuis quelque temps, les regards sont focalisés sur la médina, son développement et la protection de son patrimoine.«Alors que le reste de la ville est en proie à la spéculation. Sans scrupules, on démolit et on reconstruit à la hâte et sans talent, des batteries d’immeubles tous plus ou moins semblables», peut-on lire dans le texte de la pétition.


Démolitions en série !

Le marché de Guéliz n’est pas le seul concerné par les démolitions et transferts. En effet, le marché de gros sera également déménagé au quartier industriel de Sidi Ghanem. Seize hectares sont dédiés aux différents marchés de gros (légumes, grains, fruits secs, poulet…) dans la zone industrielle avec une galerie pour les détaillants et des entrepôts pour le stockage.Les actuels locaux du marché de gros, sis en plein centre de la ville, à proximité de Bab Doukala seront démolis. A la place seront construits des immeubles pour habitations. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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