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Les lunetiers en panne de visibilité

Par L'Economiste | Edition N°:2197 Le 20/01/2006 | Partager

. La croissance de 5% s’accompagne d’une baisse continue des prix. Le secteur découvre une concurrence «low-cost» provenant d’AsieLes distributeurs et importateurs de lunettes se donnent rendez-vous aujourd’hui à l’Office des Foires et des Expositions à Casablanca pour leur Salon annuel. L’événement, qui se tient jusqu’au 22 janvier, tombe à un moment où la profession est gagnée par le doute, doute accentué par l’irruption d’une concurrence «low-cost», inexistante il y a encore une dizaine d’années. D’après les professionnels, on assiste, à l’instar de beaucoup de secteurs industriels, à l’arrivée massive de produits asiatiques: montures, verres optiques ou lunettes solaires sont disponibles à des coûts défiants toute concurrence. Fini donc l’époque des marges «himalayennes». La délocalisation de la production des grandes marques dans les pays asiatiques et l’invasion du marché international par la contrefaçon exerce une pression sur les prix. Si la taille du marché croît en moyenne de +5% en volume, il n’en est rien du chiffre d’affaires, «au contraire de la tendance observée sur des marchés majeurs comme l’Espagne et la France». La baisse des droits d’importation et le dynamisme des réseaux parallèles ont porté la dernière estocade aux lunetiers. A cela, il faut ajouter une distribution désorganisée. Un condensé de «péchés» qui effraie désormais les banquiers qui ont placé ce secteur parmi les activités à très haut risque. Plus de 180 points de vente seraient tenus par des non-diplômés. Ce réseau serait le canal de transit d’une importante activité informelle, accusent les professionnels, Dans la distribution de montures, l’on assiste à l’émergence d’un nouveau profil, celui de l’opticien importateur qui ramène des montures chinoises directement pour son compte et pour celui d’un nombre limité de confrères», précise Majd Benjelloun. C’est une réaction directe face au marché parallèle de montures vendues dans les souks car importées d’Asie. «Mais ces opticiens-là en viennent à oublier leur métier de base et en parallèle, il n’existe toujours pas vraiment de distribution organisée», déplore Majd Benjelloun. Dans la profession, on est persuadé que la concurrence se jouera de plus en plus sur le conseil. Ce sera un des moyens de compenser l’effet de la chute des prix. Cela passera par l’élévation des compétences des opticiens et de leurs collaborateurs. L’offre éducative est là. «Il y a dix ans à peine, le Maroc ne comptait aucune école dédiée à l’optique, contre sept actuellement (source Amfo). Pour se former à l’optique, la seule voie était l’étranger. La sélection se faisait en fonction d’un critère unique: l’argent. De facto, seuls les jeunes issus de familles aisées pouvaient bénéficier de cette opportunité. Cela constituait de facto, une barrière à l’entrée dans le secteur. La distribution, elle aussi, a explosé avec 1.400 opticiens diplômés actuellement, contre 220 au début des années 90. Ce phénomène ne s’est pas traduit sans tiraillement pour l’ensemble du secteur. «Tout à fait. L’arrivée massive d’opticiens sur le marché a eu pour conséquence d’augmenter la demande bon marché, qui a été accompagnée par une hausse extraordinaire du nombre de fournisseurs», précise Benito Cazal, directeur général à Indo Maroc.Compte tenu du poids écrasant de l’informel, il est très difficile d’évaluer le marché de l’optique. D’après les professionnels, les ventes annuelles sont estimées entre 500 et 750 millions de dirhams, réparties comme suit: 55% de verres et 40% de montures. Le reste du chiffre d’affaires provient de lentilles et accessoires divers. Le nombre de verres tourne autour de 1,75 à 2 millions par an. Les opticiens marocains ont accès aujourd’hui aux toutes dernières créations, condition indispensable pour attirer un consommateur devenu trop exigeant», déclare Majd Benjelloun, président de l’Association marocaine des fournisseurs d’optique (Amfo). Rien de spectaculaire à signaler cependant dans l’innovation. Néanmoins, il est à noter l’émergence de matériaux de plus en plus solides (amélioration des polycarbonates), légers et fins (forts indices), doublés d’une évolution des process. «On peut donc parler légitimement d’amélioration et non de révolution!» lâche le président de l’Amfo. En revanche, dans le domaine des verres progressifs (presbytie), les nouvelles géométries n’ont plus rien à voir avec ce qui se faisait il y a une dizaine d’années. Rachid HALLAOUY

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