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    Entreprises

    Les lignes de crédit BID : La préférence accordée aux entrepreneurs des pays islamiques

    Par L'Economiste | Edition N°:58 Le 17/12/1992 | Partager

    Les projets qui bénéficient des lignes de crédit de la BID (Banque Islamique pour le Développement) seront désormais attribués de préférence aux entrepreneurs des pays islamiques. Les entrepreneurs concernés sont ceux du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP). Plus de 50% des crédits de la BID sont destinés à ce secteur.

    Cette nouvelle résolution a été accordée sous la demande de l'Union des Entrepreneurs des Pays Islamiques. Celle-ci envisage d'entreprendre la même démarche pour les lignes de crédit FADES (Fonds Arabes pour le Développement Economique et Social).

    “Cette résolution est nécessaire pour encourager la participation des entreprises de BTP des pays islamiques”, explique M. Abderrahim Lahjouji, Président de l'Union, constituée il y a une année, lors d'un point de presse tenu le 9 Décembre. “Cette mesure s'imposait ne serait ce que par la réciprocité”, ajoute-t-il. En effet, l'accord des lignes de crédit BEI (Banque Européenne d'Investissements) impose toujours une participation européenne au projet.

    Cette résolution prévoit une limitation de la participation aux appels d'offres des projets de moyenne envergure (liste A, voir encadré) aux entreprises des pays membres. Toutefois cette limitation n'est effective que dans la mesure où les entreprises des pays islamiques auront la capacité de réaliser lesdits projets et sous la condition de l'accord préalable des gouvernements de ces pays. Aussi, une priorité de 15 % sera accordée aux entreprises locales des pays bénéficiaires de prêts.

    Les projets de taille beaucoup plus importante (liste B, voir encadré) seront lancés par appels d'offres internationaux. Dans ce cas, si une entreprise étrangère est la moins disante, une faveur est accordée à l'entreprise la moins disante d'un pays membre pour revoir son offre. Cette entreprise, dans la mesure de ses possibilités pourra amener son offre au ni veau de l'entreprise étrangère la moins disante. Cette faveur ne sera, toutefois, accordée que si l'offre de l'entreprise membre ne dépasse pas 10% de celle de l'entreprise étrangère.

    “Les projets figurants dans la liste B pourraient glisser dans la liste A”, précise M. Lahjouji. Cependant, la BID voudrait disposer de preuves que les entreprises des pays islamiques sont capables de les réaliser. M. Lahjouji veillera à lui confectionner les preuves dans un délai de deux années imposé par la BID. Une classification des entreprises de BTP des pays islamiques est, par ailleurs, en cours d'élaboration Celle relative aux pays arabes a déjà été élaborée.

    Par ailleurs, les entreprises des pays islamiques doivent répondre à trois critères pour pouvoir bénéficier de cette nouvelle résolution. D'abord, il faut que la majorité des actions de ces entreprises soient détenues par des nationaux. Ensuite, il est imposé que la majorité de l'encadrement et de la main-d'oeuvre soient nationaux. Enfin, la part des travaux sous-traités ne doit pas dépasser 50%. “ Cette nouvelle résolution encouragera les entrepreneurs (des pays islamiques et contribuera à diminuer le nombre des ingénieurs chômeurs de ces pays", selon M. Lahjouji. Pour ce dernier, même si le projet est réalisé par une société étrangère, le gouvernement du pays en question doit exiger un partenariat local d'au moins 50 %.

    L.T

    Les deux listes de projets dont les financements de la BID seront accordés de manière préférentielle aux entrepreneurs des pays islamiques

    Liste A :

    - Etablissements scolaires;

    - Centres de formation ;

    - Centres médicaux ;

    - Bâtiments à usage de bureaux :

    - Routes revêtues ;

    - Routes de campagne et routes de pierres ;

    - Dallage (aéroport, surface de stockage);

    - Travaux électriques (distribution) < 33 kilovolts ;

    - Réseaux de transport électricité < 80 kilomètres ;

    - Stations de production d'énergie (vapeur et thermique) < 5 mégawatts ;

    - Projets agricoles avec station de pompage pour des surfaces inférieures à 4.000 hectares ;

    - Projets d'irrigation principale et secondaire ;

    - Petits ponts ;

    - Hangars et surfaces de stockage ;

    - Réseaux de distribution d'eau ;

    - Pistes d'atterrissage ;

    - Réseaux d'assainissement ;

    - Forage d'eau (profondeur < 90 mètres) ;

    Liste B

    - Barrages ;

    - Grands projets agricoles > 4.000 hectares ;

    - Stations de production d'énergie > 5 mégawatts ;

    - Transport électricité > 69 Kilovolts et une longueur > 80 Km ;

    - Réseaux de distribution électrique-station supérieure à 1.000 kilovolts Ampère ;

    - Stations principales de production, supérieure à 50 mégawatts ;

    - Ponts et ouvrages d'art ;

    - Réseaux de communication ;

    - Ports ;

    - Stations de traitement d'eau (potable et assainis sèment) ;

    - Tunnels ;

    - Voies ferrées ;

    - Constructions en haute mer ;

    - Puits et forages profonds > 90 mètres :

    - Usines ;

    - Constructions industrielles ;

    - Stations de dessalement de l'eau de mer ;

    - Stations de raffinage de pétrole ;

    - Usines d'engrais ;

    - Projets des mines ;

    - Réalisations pétrochimiques ;

    - Réseaux et stations de refoulement et pompage de gaz et pétrole.

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