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Economie

Les leçons des réformes bancaires

Par L'Economiste | Edition N°:32 Le 04/06/1992 | Partager

Des réformes bancaires ont été entreprises par plusieurs pays, ces dernières années. Des mesures similaires à celles du Maroc ont été adoptées. Leurs résultats ont été exposés lors des dernières journées de l'ESIGien.

Dans les années 80, des dizaines de pays ont mis en application des réformes de leur système bancaire et financier. leurs réformes s'inscrivent dans un mouvement de décentralisation et de libéralisation des économies. Il s'agit essentiellement de réduire la présence de l'Etat autant par le biais du dirigisme économique et de développer le secteur privé.

Fondements des réformes bancaires

Les réformes bancaires visent principalement à produire une meilleure allocation des ressources afin d'engendrer une plus forte croissance économique dans un contexte de stabilité des prix. Cette meilleure allocation résulte d'une offre de financement objective et impartiale.
Aussi, les principaux résultats intermédiaires recherchés par ces réformes sont la vérité des prix en ce qui concerne le coût des fonds et le rendement de l'épargne, une réduction du coût de l'intermédiation bancaire et un accès plus étendu au crédit par les ménages et les entreprises grâce à des moyens de financement plus adaptés à leurs besoins.
Ils concernent, également une plus grande mobilisation de l'épargne par l'introduction de moyens d'épargne mieux adaptés, une plus grande liberté dans le mouvement des capitaux de l'étranger et vers l'étranger incluant la convertibilité de la monnaie et enfin, une réduction du recours à l'épargne étrangère.

Parmi les principales mesures communes aux projets de réforme bancaire, on trouve en premier lieu les mesures visant à rendre la banque centrale ou l'institut d'émission de la monnaie plus indépendante du pouvoir politique.
L'objectif est de réduire la monétisation des déficits budgétaires du gouvernement et d'accroître l'impartialité de l'accès aux facilités d'escompte de la banque centrale.
Deuxièmement, en contrepartie des premières mesures mentionnées précédemment, il s'agit d'élargir le marché primaire des billets et obligations du Trésor et d'accroître la négociabilité de ces titres par le développement d'un marché secondaire.

En troisième lieu, il y a la suppression graduelle ou immédiate des plafonds sur les taux débiteurs et créditeurs pratiqués par les banques. Quatrièmement, on retrouve un ensemble de mesures conduisant à la consolidation, la conversion ou même au démantèlement de la plupart des institutions financières gouvernementales spécialisées bénéficiant de facilités d'escompte privilégiées ou de crédits subventionnés. Il s'agit donc encore une fois de parvenir à la vérité des prix et à une utilisation plus rationnelle de l'épargne.
Cinquièmement, il faut procéder à l'assainissement du bilan des banques primaires particulièrement par la radiation et le provisionnement des mauvais prêts et le rehaussement du capital bancaire. En sixième lieu, le niveau de la concurrence dans le système financier doit être accrû tout en se souciant de la viabilité du système financier.
Cette concurrence accrue peut provenir de la transformation des institutions existantes, d'un plus grand chevauchement des champs de compétence des institutions nationales et d'une pénétration des banques étrangères bien calibrée par la réglementation.

Enfin, il y a nécessité de mettre en place un système opérationnel et crédible de réglementation prudentielle des institutions financières avec un accroissement des pouvoirs de supervision et d'audit.
Plusieurs projets de réforme contiennent finalement des mesures visant la création ou le développement d'un marché boursier de valeurs mobilières. Ces initiatives sont souhaitables si elles servent d'abord à augmenter la négociabilité des titres d'emprunt du trésor et des billets de trésorerie des entreprises.

Contribution de la formation

Les besoins de formation touchent autant les fonctions liées à l'infrastructure du système financier que le métier de banquier. Il n'est pas étonnant de constater que les programmes d'assistance technique de la Banque Mondiale consacrent des sommes importantes au développement et au renforcement de la profession comptable et de la pratique de l'audit. Ces programmes comportent également des sommes importantes pour le développement des systèmes informatiques des banques centrales et des banques primaires. Aussi, la gestion financière des banques dans un contexte concurrentiel demande un rehaussement des compétences pour gérer des bilans bancaires qui deviendront plus instables et plus exposés aux risques financiers. Il existe une multiplicité de formules de formation bancaire, allant de la formation strictement professionnelle pouvant conduire à un brevet ou autres certifications, à la formation universitaire pure.
La combinaison, jugée la plus appropriée par M. Denis Chaput de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, est une formation de base en gestion accompagnée d'un programme professionnel constitué d'une série de courtes séances intensives sur des sujets étroits.

L. Tr.

De l'intervention de M. Denis CHAPUT
"Pour une nouvelle dynamique du secteur bancaire et financier à la semaine de l'ESIGien

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