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Les indicateurs revus à la baisse pour 1993

Par L'Economiste | Edition N°:68 Le 25/02/1993 | Partager

Les tenants de la concordance considèrent que l'année 1992 leur a donné raison: un taux d'inflation à 4,8% contre 8,2% en 1991. Cette analyse est loin de faire l'unanimité, évidemment, et il est rappelé que l'année où le Maroc avait connu une inflation à deux chiffres, en 1983, n'était pas une année d'expansion monétaire.

C'était en revanche la première année de réduction du déficit budgétaire, mais aussi une année où le commerce extérieur avait été bloqué provoquant des pénuries (et des trafics) bien que le système d'encadrement des prix fut encore très rigide.

Questions sans réponses

Actuellement, les observations les plus élaborées envers la politique monétaire sont venues du CMC. Dès l'année dernière, il y a été développée la notion "d'inflation d'ajustement", dont en partie déconnectée de la croissance de la masse monétaire. Le Centre vient de pousser ses observations: il y a un différentiel de 9 points entre le taux de croissance du PIB au nominal et le taux d'expansion monétaire, alors que le taux d'inflation est de 4,9%. Le Centre débouche sur la question de savoir où va et à quoi sert ce différentiel: développement de l'économie marchande? monétarisation? soutien de la croissance quasi forcée?(4)...

Pour l'instant ces questions n'ont pas de réponse, ni auprès du Centre ni chez les autorités monétaires, bien que leur importance pour la "visibilité" de l'économie n'échappe à personne.

Chez les banquiers, les observateurs préfèrent regarder le comportement de leurs clients. Ils se disent "préoccupés" par le freinage quasi systématique de programmes d'investissements. Le comportement du taux interbancaire confirme leurs observations: depuis la mi-décembre, échéances fiscales ou pas, il oscille entre 8 et 9%, avec même une chute à 6,25%, mais vient de s'offrir un point à 14% ces derniers jours.

N.S.

(1) La Lettre du Centre Marocain de Conjoncture n° 16, datée de janvier 1993

(2) Cf L'Economiste des 24 septembre 1992 et 24 janvier 1993.

(3) Commencent néanmoins à apparaître des interprétations surprenantes de la politique du nouveau Président américain: les efforts qui seront consentis aux Etats-Unis en faveur des secteurs sociaux. en partie sur budgets publics, sont transposés comme si la structure public/privé et le niveau de libéralisation et d'efficacité étaient identiques aux Etats-Unis et au Maroc. Cette absence de relativisation donne un profil inattendu et évidemment faux de la politique américaine. Il lui est ainsi prêté d'être contre les privatisations, favorable à l'extension du secteur public, à l'accroissement du déficit budgétaire pour la relance, au protectionnisme...

(4) La Lettre du Centre Marocain de Conjoncture n° 16, datée de janvier 1993.

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