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Economie

Les indicateurs revus à la baisse pour 1993

Par L'Economiste | Edition N°:68 Le 25/02/1993 | Partager

Les pouvoirs publics se montrent encore réservés sur le taux de croissance du PIB, et des différences d'appréciation sont apparues entre les Affaires Economiques et Sociales, les Finances et Bank Al Maghrib: tout dépend de la pondération à donner à la récolte céréalière et du montant de cette dernière, laquelle, au 24 février, ne peut encore être déterminée avec précision.

De son côté, le Centre Marocain de Conjoncture table sur un 2%, en précisant que le taux est calculé à partir d'une récolte (4 céréales confondues) à 20-25 millions de quintaux(1). Pour sa part, le Pr Sagou, directeur de Cabinet de M. Berrada, n'a pas donné de chiffres, mais a nettement affirmé que les indicateurs devaient être révisés à la baisse (Cf Infra).

En fait, le comportement de l'année 1993 dépendra certes de la récolte céréalière, de la conjoncture internationale, mais aussi des décisions qui se prendront à Rabat, en matière de politique monétaire et financière.

En effet, les deux coups de sonde lancés par L'Economiste, courant septembre et fin décembre(2), font apparaître que les questions financières, en particulier la trésorerie, est le problème le plus immédiat, la sécheresse étant reléguée au rang de donnée, certes importante mais "avec laquelle il faut vivre".

Forte attente sur les décisions monétaires

Cette année, le calendrier du Ramadan joue contre le niveau d'activité, puisque pour le lancement des premiers marchés publics significatifs il faudra attendre l'après-Ramadan.

C'est ainsi que, entre autres, la Fédération Nationale des Bâtiments et Travaux publics s'est inquiétée de ne rien voir sortir pour un secteur aussi stratégique et sensible que la construction de logements, prévus au nombre de 95.000 cette année.

Si les entreprises disent apprendre à vivre bon gré mal gré avec un environnement de sécheresse, en revanche, elles se montrent attentives aux décisions de politique monétaire.

En l'absence de la Chambre des Représentants, les administrations n'ont plus de référence pour évaluer ou ajuster leur décision, font remarquer les milieux d'affaires. Cependant ces décisions restent des signaux primordiaux pour les entreprises comme pour leurs banquiers. Le rendez-vous attendu est donc celui du Comité Consultatif du Crédit et du marché financier, lequel se tient d'ordinaire fin février.

Le mercredi 24 février, les autorités monétaires indiquaient que la réunion du CCCMF se tiendrait. "probablement" après Ramadan.

Cette année, fortes des expériences de l'année dernière, les discussions de couloir vont bon train pour savoir quelle est la bonne politique à adopter: maintenir la règle de la concordance entre la progression attendue du PIB et celle de la masse monétaire? Lâcher du lest pour redynamiser la croissance hors agriculture traditionnelle?

Il faut signaler, pour la forme, que les tenants de la relance budgétaire classique ne font plus recette. Sont en effet reprises les observations du ministre des Finances, lesquelles avaient fait mouche au moment du montage du projet de Loi de Finances: "le déficit en soi n'a pas d'importance, la vraie question c'est de trouver comment le financer". Existe donc la moindre idée de relance par le Budget. En fait la tendance politique, y compris chez l'opposition est plutôt orientée vers des revendications de baisse des impôts(3).

Le prix de l'inflation

Au Ministère des Finances, ce sont les tenants de la rigueur qui l'emportent. Leur analyse est en deux volets: respecter les engagements extérieurs en démontrant que le Maroc est capable de tenir pour la 2ème année sa politique de rigueur et maîtriser le taux d'inflation.

L'objectif du taux d'inflation repose sur une analyse classique: la concordance masse monétaire/taux de croissance doit être maintenue, car un dérapage de la masse monétaire induirait sûrement un taux d'inflation, lequel ne serait plus maîtrisable, et dont les entreprises payeraient la facture à moyen terme.

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