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Economie

Les grandes villes sans pain

Par L'Economiste | Edition N°:1557 Le 09/07/2003 | Partager

. La grève lancée par les boulangers est largement suivie pour 24 heures. Le ministère en charge des prix demande un répit de quelques mois….… Le temps de mettre en oeuvre une libéralisation progressive de toute la filière céréalièreDécidément, l’été s’annonce très chargé avec son lot de grèves qui finissent par tout bloquer. Après les routiers, les chevillards, les banquiers, les boulangers ont décidé d’observer une journée de protestation hier mardi 8 juillet. Et l’effet a été de taille. Dans les rues de plusieurs villes, de nombreuses boulangeries/pâtisseries ont baissé rideau. Ce qui a pris de court non seulement les consommateurs mais également toute la chaîne qui en dépend (snacks, laiteries, restaurants…). Auprès de certaines boulangeries à Casablanca, officiellement en grève, il était possible de passer commande, sous le manteau et à trois fois le prix. Parallèlement à ce mouvement, des commerçants ambulants se sont organisés en vendant sur leurs charrettes du pain fait maison. Et le commerce avait démarré déjà la veille jusque tard dans la soirée.La grève de 24 heures a été très suivie à Rabat et Casablanca, à l’exception de quelques boulangeries qui ont préféré faire cavalier seul. L’objectif de ce mouvement de protestation est d’attirer l’attention sur “la situation critique” que connaît leur secteur. “Nous n’avons plus de marge bénéficiaire. Le prix de revient dépasse celui de vente du pain”, avancent des boulangers. Ils puisent leur argumentaire d’une étude réalisée par un cabinet de conseil sur demande du Syndicat national unifié des patrons de boulangerie et de pâtisserie. Abderazzak El Mossadeq, ministre en charge du dossier, estime que la demande demeure légitime. “Il est vrai qu’elle a besoin de réajustements si nous prenons en compte uniquement le pain. Cependant, nous ne pouvons pas prendre un bout de la filière pour le traiter”, a affirmé à L’Economiste le ministre des Affaires économiques. Sa vision de la libéralisation du secteur est claire: il s’agit de mettre en oeuvre une nouvelle politique pour l’ensemble avec des étapes progressives. Pour cela, il est impératif de remonter à la politique céréalière, aborder le système des quotas, la compensation… Aussi, le ministre demande-t-il un répit de quelques mois pour pouvoir mettre en oeuvre toute une conception pour la libéralisation de l’ensemble de la filière. Rappelons que ces boulangers grévistes avaient demandé une augmentation de 30 centimes pour le prix du pain de 200 et 400 grammes. A noter que le prix fixé par les pouvoirs publics est de 1,10 DH pour le pain de 200 g et 1,80 DH pour celui de 400 g. Les boulangers avaient tiré la sonnette d’alarme vers le 20 juin lors d’une conférence de presse tenue au siège de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de Rabat. Ils avaient menacé de recourir à la grève si leurs revendications n’étaient pas prises en compte. Auparavant, El Mossadeq leur avait adressé un courrier le 2 mai leur demandant de patienter, le temps de mettre en oeuvre une politique globale pour l’ensemble de la filière.Cette politique globale du secteur sera élaborée en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. A noter que la subvention de la farine coûte à l’Etat près de 2 milliards de DH par an. Elle est gérée par l’ONICL, placé sous la tutelle du département de l’Agriculture. Adil El JOUALI

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