×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Les grandes ambitions de la microfinance

Par L'Economiste | Edition N°:1892 Le 08/11/2004 | Partager

. Faire passer les bénéficiaires de 400.000 à 1 million d’ici 2010. Lutte contre le risque de surendettement 2005 a été choisie par la communauté internationale pour être l’année de la microfinance. Si l’on juge par son vaste plan de développement, la microfinance marocaine relève déjà ce défi. D’ailleurs, malgré la jeunesse du secteur, «l’expérience marocaine est aujourd’hui en passe de devenir une référence internationale», indique Rida Lamrini, président de la FNAM lors de la présentation du plan d’action 2004-2006 élaboré en collaboration avec PlaNet Finance Maroc (PFM) le 4 novembre dernier. Le plan porte essentiellement sur la gestion des risques, la recherche des ressources financières, la formation et la communication. En effet, pour lutter contre le risque de surendettement qui peut être engendré «par la multiplication des associations de microcrédit (AMC), une centrale de risque sera opérationnelle dés l’année prochaine», souligne Sébastien Duquet, directeur exécutif de PFM. Cette centrale met à la disposition des AMC une base de données regroupant des informations nécessaires à l’estimation de la capacité de remboursement des emprunteurs. «Ceci devrait permettre au secteur de maintenir, voire diminuer le taux des impayés qui s’élève actuellement à 0,03%», réplique Lamrini. Par ailleurs, la FNAM ambitionne de «faire passer le nombre des bénéficiaires des microcrédits de 400.000 actuellement à 1 million à l’horizon 2010, et l’encours de crédits de 1 milliard de DH à 4,5 milliards», précise son président. Toutefois la mobilisation de ces fonds n’est pas une mince affaire. D’où l’utilité de la création de l’agence de notation PlaNet Rating. «Le rating et le rapport d’évaluation qui l’accompagne sont particulièrement utiles pour la recherche de financements auprès des bailleurs de fonds aussi bien nationaux qu’internationaux», souligne Duquet. Sur ce point, il faut noter que quatre ratings ont été réalisés jusqu’à présent. Ils concernent Al Amana, Fondep, Zakoura et AMSSF. Quatre autres notations sont prévues pour l’année 2005.Sur le plan de la communication, deux actions principales ont été réalisées. Il s’agit de la journée de la microfinance coorganisée par la FNAM et Planet Finance (Cf. www.leconomiste.com) et la création d’un portail de la microfinance au Maroc (www.microfinanceaumaroc.com). Ce site se veut un outil d’échange d’information et d’expériences pour et sur le secteur. Enfin, PFM a réalisé une étude d’impact de la microfinance sur le développement des microentrepreneurs et sur l’amélioration de leurs conditions de vie. Cette étude financée par PFM a été réalisée auprès de 1.300 bénéficiaires des 11 AMC dans 7 régions du Royaume. «Les résultats seront publiés prochainement», annonce Brahim Benjelloun, président de PFM.


Et en milieu rural?

Bien que la microfinance soit bien développée au Maroc, elle reste concentrée sur le milieu urbain. Quant à la population rurale, la plus pauvre et la plus marginalisée au Maroc, elle bénéficie très peu de ce moyen de lutte contre la pauvreté. Ainsi, pour accélérer le développement de la microfinance en ce milieu, «un projet vient d’être soumis à la commission européenne portant sur un partenariat avec la FNAM et 7 AMC», indique Duquet.Son démarrage, en cas d’acceptation, est prévu pour mi-2005. Il concerne les régions de Meknès, Oujda, Khénifra, Ouarzazate, Errachidia et Beni Mellal.Aussi, Planet Finance Maroc, la Fondation BMCE et la Fondation Zakoura ont-ils mis en place un programme d’offre de microcrédit en milieu rural dans deux douars éloignés: Aït Iktel et Aït Lhaj Taher. «Ce programme a bénéficié à quelque 500 personnes dont la majorité sont des femmes », est-il indiqué. Meryeme MOUJAB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc