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Economie

Les filles pénalisées, y compris par leurs parents

Par L'Economiste | Edition N°:540 Le 30/06/1999 | Partager

· Les femmes consacrent près de 6 heures par jour aux corvées domestiques
· L'enclavement des zones rurales cibles, du BAJ à l'origine de la surcharge des corvées des femmes


Le poids des mentalités plane toujours... Difficile dans ce cas d'améliorer certains indicateurs sociaux, surtout ceux de la scolarisation de la fille rurale. Les parents refusent toujours d'envoyer leurs filles à l'école. Le cas est plus perceptible dans les milieux ruraux. A ce niveau, l'écart entre zones rurales cibles du BAJ et celles hors BAJ est à peine visible. Ainsi, près de 3 filles sur 10 n'accèdent pas à l'école dans l'espace cible contre 4 sur 10 dans le reste des campagnes. En revanche, les écarts sont plus marqués pour les garçons. Paradoxalement, c'est dans les zones hors BAJ que la proportion de parents qui refusent d'envoyer leurs garçons à l'école est plus importante. Ils sont 2 sur 10 à refuser dans les zones hors Baj contre 1 sur 10 dans les zones Baj. C'est en tout cas ce qui ressort de l'analyse des indicateurs de suivi du programme des priorités sociales BAJ 1.
Sur un autre registre, les conditions de vie des femmes rurales n'ont pas connu d'amélioration. Les activités domestiques et ménagères accaparent près de 6 heures de leur temps et ce, par jour et par femme (âgées de 15 à 70 ans). Les détails laissent entrevoir que 97,6% des femmes vivant dans les zones cibles du BAJ passe une moyenne de 6 heures 3 minutes à s'occuper de corvées ménagères contre 98,4% de celles qui résident dans les autres campagnes et qui n'y consacrent que 5 heures 58 minutes. A ce niveau, l'enclavement de l'espace rural cible du BAJ constitue le handicap à l'allégement des charges ménagères des femmes. Surtout que l'usage du gaz reste limité ainsi que les sources d'eau potable sont éloignées. Selon la Direction de la Statistique,
«l'enclavement induit d'importantes charges ménagères et risque d'entraver l'accès de la fillette à l'école et de la femme à l'alphabétisation et l'apprentissage d'un savoir-faire». Autre point, la surcharge de travail qui incombe à la femme rurale limite le potentiel productif des ménages ruraux et les prive de l'investissement dans les capacités humaines des enfants en particulier.
Les femmes du milieu urbain défavorisées, quoique plus nombreuses à s'occuper d'activités ménagères (99,7% dans la zone BAJ et 97,7% hors BAJ) y consacrent une moyenne de 4 heures 55 minutes par jour. Par ailleurs, concernant la contraception, la concentration de l'effort au niveau de ces provinces Baj est perceptible. Le taux de prévalence contraceptive a connu une nette amélioration. En milieu urbain cible du BAJ, ce taux a enregistré une progression de 7,7 points en 1998, contre 5,3 points en milieu rural. Par contre, ce taux n'a progressé dans les zones hors BAJ que de 6,6 points dans les villes contre 4,3 dans la campagne.

Khadija MASMOUDI

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