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Politique

Les féministes se repositionnent

Par L'Economiste | Edition N°:1531 Le 03/06/2003 | Partager

. Ils essayent de réfléchir à un projet de société capable de renforcer le rôle de la femme. La réforme de la Moudawana n'est pas une fin en soiAujourd'hui, les femmes représentent 11% des parlementaires. La présence féminine se renforce davantage sur le plan politique, économique et social. Des dizaines d'associations ont pour vocation de promouvoir le statut de la femme et d'oeuvrer à un respect total de sa dignité. Mais ces avancées sont-elles suffisantes compte tenu du rôle déterminant que les femmes aspirent à jouer dans le processus global de développement du pays? En outre, l'importance de cette frange sociale, qui représente, rappelons-le, plus de la moitié de la population, est-elle perçue à sa juste valeur par les élites au Maroc. C'est à ces questions et bien d'autres qu'a tenté de répondre le colloque «Question féminine et élites au Maroc«. Organisée par l'association Jossour, cette rencontre a réuni, à Rabat, les 30 et 31 mai dernier, plusieurs personnalités venant d'horizons divers: enseignants-chercheurs, politiques, journalistes, membres de la société civile…En fait, les débats se sont axés sur deux aspects fondamentaux. D'une part, la réflexion sur le type de projet de société que les Marocains, hommes et femmes, souhaitent construire et léguer à leurs enfants. Et d'autre part, les moyens de dépasser, voire contourner, les obstacles d'ordre juridique et religieux.Pour ce qui est du premier point, plusieurs intervenants n'ont pu s'empêcher de trouver un lien entre les attentats terroristes et le statut de la femme. Et pour cause, ils estiment que c'est avant tout un projet de société qui a été visé par les attentats du 16 mai. Lors de son allocution, Ouaffa Hajji, coordinatrice nationale de Jossour, a estimé que «les femmes constituent l'une des premières cibles de ces pratiques«. Pour sa part, le professeur Noureddine Afaya, enseignant à la Faculté des lettres de Rabat, a souligné que «depuis quelques jours, les Marocains utilisent des notions et des concepts sans en maîtriser la signification profonde«. C'est le cas de la modernité, du progressisme, etc.De quel projet de société sommes-nous en train de parler? C'est la question fondamentale à laquelle toutes les forces vives du pays doivent répondre. Il est évident qu'un consensus est difficile à établir dans ce genre de situation. Comme toute démocratie qui se respecte, le dernier mot devrait être donné au peuple, via les urnes. Que chacun vote pour le modèle de société qu'il préfère. C'est là qu'apparaît le rôle des élites, notamment les partis politiques et la société civile, et plus précisément leur capacité d'encadrement des populations.Manifestement, les attentats du 16 mai ont prouvé que sur ce dernier point, une bonne partie de la classe politique et associative a énormément de chemin à faire.En somme, le Maroc n'est-il pas en train de récolter les fruits des politiques des trente dernières années? C'est ce que soutiennent certains. Ils estiment que les pouvoirs publics ont négligé l'éducation des Marocains. Car au fond, on ne décrète jamais le respect de la dignité de la femme. C'est le résultat d'une éducation. Abdelmohsin EL HASSOUNI

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