Economie

Les facteurs de développement au 21ème siècle selon la Banque Mondiale

Par | Edition N°:624 Le 26/10/1999 | Partager

· La mondialisation et la localisation, les deux forces à la base du développement au cours du prochain siècle
· La clé du succès de la décentralisation réside dans les modalités de son exécution


La Banque Mondiale vient de rendre public son rapport sur le développement au seuil du 21ème siècle. Ce document d'un peu plus de 300 pages met en lumière la globalisation et la localisation. Ces deux forces sont susceptibles d'influencer le développement au cours du siècle qui arrive. La présentation de ce rapport sur le développement dans le monde 1999-2000, publié à l'occasion des assemblées annuelles, a été présenté par Mme Marianne Fay et M. Charles Kenny, deux experts de la Banque Mondiale. Selon Mme Fay, ces deux forces modifieront le rapport avec les gouvernements centraux dont le monopole de pouvoir est de plus en plus attaqué. Les deux experts sont formels, la globalisation et la localisation peuvent présenter des opportunités de développement. Le succès des mesures politiques pour répondre aux aspirations à plus d'autonomie et de décentralisation dépend de la façon dont elles sont mises en oeuvre. La décentralisation, lorsqu'elle est bien réalisée, participe au développement comme cela a été le cas en Afrique du Sud. Ailleurs, elle a été parfois mal gérée, la décentralisation peut avoir des conséquences graves. La gamme est large, elle peut aller de la crise fiscale aux conflits ethniques.
La Banque Mondiale estime que la demande locale de décentralisation augmente régulièrement. C'est dans les pays démocratiques que cette exigence se développe. En 1975, à peine 25% des pays étaient démocratiques. Aujourd'hui, ce pourcentage atteint 61%.
L'urbanisation est également un facteur de développement. Les villes abritent les deux tiers de la population. Elles peuvent tirer les pays vers le développement et agir comme un moteur économique. En tout cas, l'expérience a montré que les ruraux qui vont vers les villes réussissent. Cependant, les infrastructures sont nécessaires. L'accès à l'eau potable et l'assainissement sont déterminants. Pour les experts de la Banque, les mécanismes locaux pour utiliser les ressources financières sont plus importantes que l'argent.
Le développement se mesure aussi à travers le commerce extérieur. La mondialisation s'est installée et l'application des accords de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ont plus profité aux pays riches. Il s'agit maintenant de rectifier le tir et les étendre aux services et à l'agriculture. La Banque Mondiale propose également de renforcer les capacités de négociation des pays. Les flux financiers doivent également être surveillés. Dans les années 80, le nombre des crises bancaires s'élevait à 43. Pour les années 90, ce chiffre a atteint 66. Trois mesures sont préconisées par la Banque. Il s'agit de diminuer la dépendance de financement à court terme, de développer les règles bancaires et de renforcer la coordination entre les pays voisins. L'environnement est également un baromètre. En effet, la prévention de la dégradation de l'environnement passe par la participation des pays en développement. Sur cette question, le rapport se veut optimiste et cite la signature du protocole de Montréal qui a été un véritable succès écologique pour le monde entier. Les pays ont décidé de s'attaquer à un problème environnemental commun. Aujourd'hui, il s'agit de mettre en place des mécanismes techniques et le respect de règles dans ce domaine.

Mohamed CHAOUI

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