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Les exportations marocaines «indésirables» pour les fêtes de fin d'année

Par L'Economiste | Edition N°:1669 Le 24/12/2003 | Partager

. L'Espagne a décidé de fermer ses services sanitaires et douaniers pendant cette période. Une décision qui pénalise les produits marocains à l'export, et surtout les denrées périssables La décision espagnole de fermer totalement les douanes les 24, 25, 31 décembre, le jour du Nouvel An et les 5 et 6 janvier pose un sérieux problème aux exportateurs marocains. Et ce sont, encore une fois, les produits agricoles qui en souffriront le plus. Aussi, ces denrées périssables risquent de rester bloquées aux portes de la péninsule ibérique les 15 prochains jours. “C'est scandaleux, cette décision unilatérale nous porte un grand préjudice!. Les produits agricoles risquent de périr en restant bloqués tout ce temps”, déplore Samir Tazi, président de la commission Commercialisation et Communication au sein de l'Association des producteurs et producteurs exportateurs de fruits et légumes (APEFEL). Il convient de signaler à cet effet, que partout dans le monde, les denrées périssables bénéficient de facilités de procédures douanières et de contrôles sanitaires. Or, pour la deuxième année consécutive, l'Espagne, principale porte d'accès au marché européen, “ferme ses services sanitaires et douaniers sans assurer aucune permanence pendant la période des fêtes de fin d'année”, ajoute Tazi. En plus d'être contraire aux accords internationaux sur les échanges commerciaux, cette décision est considérée par la majorité des exportateurs marocains comme un obstacle technique au commerce.En tout cas, les exportateurs marocains sont actuellement sur le pied de guerre. Ces derniers n'arrêtent pas de multiplier les contacts et les réunions avec les responsables des ministères de l'agriculture, du Commerce extérieur, des Affaires étrangères et de la Coopération, ainsi que l'administration des Douanes et l'ambassadeur marocain à Madrid. Objectif: trouver une solution à cette situation plus que pénalisante, et surtout un terrain d'entente avec la partie espagnole. “Nous ne voulons pas que la situation de l'année dernière se réitère”, indique Tazi. Et d'ajouter: “Même le timing de cette décision nous pénalise. Nous n'avons pu contacter nos autorités de tutelle que lundi dernier. Cela ne laisse certes pas beaucoup de temps pour agir”. A défaut de pouvoir agir dans les délais, ces opérateurs sont dans l'obligation de trouver des voies de détournement pour leurs marchandises. Et le temps presse. Outre l'inévitable préjudice à subir pour les exportateurs des denrées périssables, d'autres produits peuvent pâtir de cette situation. En effet, les opérateurs nationaux étant contraints à des délais de livraison très stricts, seront certainement “obligés de payer de lourdes indemnités de retard”, explique un textilien. Et cela va dans les deux sens. Si les produits nationaux sont bloqués en provenance d'Europe, les importations de matières premières nécessaires à la production enregistreront aussi un retard conséquent. “Si les matières premières sont également retardées, il nous serait impossible de livrer à temps”, ajoute ce textilien, qui redoute le prolongement de cette situation. Ahmed Azirar, secrétaire général de l'Association marocaine des exportateurs (ASMEX) n'en pense pas moins. “Sachant que 90% des exportations agricoles nationales vers l'Union européenne passent par le détroit de Gibraltar, les Espagnols ont tout simplement décrété une décision contraire à la déontologie du commerce international”, explique-t-il. Selon lui, cette décision constituerait “peut-être la riposte espagnole à la signature de l'accord agricole entre le Maroc et l'Union européenne”. Signalons à ce propos que l'accord a été présenté hier, mardi 23 décembre, à la commission mixte pour validation. Déjà en 1999, la décision de la Commission européenne d'instaurer un certificat d'importation pour la tomate marocaine irritait les opérateurs nationaux des fruits et légumes. Et ils étaient surtout dérangés par le timing jugé très délicat. Il était décrété le 23 décembre dans la soirée, tout en sachant que les 24 et 25 étaient jours fériés en Europe. Et durant toute cette période, les tomates marocaines restaient bloquées, ce qui causait de lourdes pertes aux opérateurs.L'Espagne, premier rival européen des produits agricoles marocains, use manifestement de toutes les armes pour essayer de préserver une position concurrentielle. Reste à savoir dans quelle mesure ce pays prend en considération les règles de la concurrence loyale.Naoufal BELGHAZI

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