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Les experts-comptables charment la PME

Par L'Economiste | Edition N°:1657 Le 08/12/2003 | Partager

. Le troisième congrès adopte un paquet de 100 recommandations. Enjeu: Mise à niveau et transparence dans l’entreprise. La niche montante: l’externalisation des fonctions support (RH, comptabilité, etc.)L’offensive de charme des experts-comptables en direction de PME et de toutes petites entreprises s’est confirmée durant les travaux du troisième congrès de la profession achevé le week-end dernier à Tanger(1) dans les installations de l’hôtel Movënpick. Les congressistes ont adopté un paquet de 100 recommandations pour la PME. “Toutes ces propositions feront l’objet d’une discussion et d’une formalisation avec nos partenaires”, confie, tout ravi, Tijani Zahiri, président du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables. C’est aussi cette responsabilité de la profession dans la mise à niveau des entreprises qu’est venu rappeler le ministre des Affaires générales et de la Mise à niveau, Abderazzak El Mossadeq, qui a dû jongler avec un calendrier démentiel pour être présent à Tanger. El Mossadeq attend aussi des experts-comptables d’être des relais auprès de leur clientèle, du dispositif incitatif prévu à cet effet par les pouvoirs publics.La Fédération des PME/PMI par la voix de son bouillant président, Hammad Kassal, s’est d’ores et déjà engagée dans ce nouveau deal avec les experts-comptables dans une convention signée en marge du congrès. Les modalités pratiques seront définies dans les discussions qu’entameront prochainement les deux parties. Hammad Kassal a déjà suggéré que soit retenu le principe de l’obligation du visa des bilans afin de “sécuriser et de rassurer” les bailleurs des fonds des PME, les banquiers. Expert-consultant et coach Il a par ailleurs repris habilement une vieille requête de la profession, celle de réduire le seuil d’assujettissement obligatoire au commissariat aux comptes à 20 millions de dirhams de chiffre d’affaires (il est de 50 millions aujourd’hui). Au-delà du fait que ce changement élargirait le marché de l’audit légal, il est avant tout un moyen de développer la culture de transparence dans la PME, jurent la main sur le coeur les professionnels.Dans un environnement économique en mutation constante, les experts-comptables n’entendent pas se cantonner au rôle “historique” de praticiens du chiffre et du commissariat aux comptes. La vente du conseil n’est pas nouvelle pour la profession. Selon une enquête diligentée par l’Ordre il y a trois ans, la majorité des professionnels tirent leur revenu des prestations de conseil. En plus des missions traditionnelles de conseil et certification des bilans, se profilent déjà de nouvelles missions “en amont de la phase de création de l’entreprise”, selon Zakaria Fahmi, expert-comptable. Il s’agit du conseil de l’investisseur et la recherche de niches adaptées à ses besoins. “Il faut passer de l’expert-comptable au concept d’expert-consultant”, suggère Rached Fourati, ancien président de l’Ordre des experts-comptables tunisien, à la tête d’une très forte délégation au congrès. A côté d’un promoteur avec un projet ficelé ne cherchant qu’à accomplir les formalités de création, figurent de plus en plus des profils d’investisseurs disposant de capital mais en quête d’idées. Il y a là une véritable réflexion à mener, reconnaissent les congressistes.Sur le terrain, il semble par ailleurs que l’externalisation des fonctions support comme la RH, la comptabilité, etc. crée de nouvelles opportunités aux professionnels. Les entreprises voulant se concentrer sur leur cœur de métier traitent en externe les activités de soutien.Face à ces nouveaux besoins, l’expert-comptable se doit de réagir et de s’adapter. Comment? “Sommes-nous suffisamment structurés pour chercher des idées?” s’interroge Mohamed Boumesmar. Cela renvoie à la problématique de formation mais aussi à la disponibilité de l’information sectorielle qui fait tant défaut aux investisseurs. Mouad Jamaï, patron du CRI de Casablanca, a suggéré la mise en place urgente d’un observatoire de l’économie et d’une banque de projets. Et que soit accéléré le projet de centrale des bilans.L’image de l’expert-comptable est encore perçue à travers un prisme trop rigide, reflétant mal toute mission autre celle de la révision ou la tenue de la comptabilité et du conseil fiscal. “L’expert-comptable est plutôt comme le médecin de famille de l’entreprise”, voire un coach du chef d’entreprise. Sur le créneau du conseil et l’assistance aux entreprises, se greffent de nombreux intervenants. Et la concurrence est terrible avec les banques d’affaires qui disposent des avantages compétitifs. “Quelle place doivent prendre les experts-comptables entre les centres régionaux d’investissement et les banques d’affaires?” se demande Abdou Souleye Diop, associé-directeur chez Masnaoui Mazars. Il est important, dit-il, de délimiter les responsabilités pour ne pas empiéter sur les plates-bandes des autres. Mohamed Benmokhtar, expert-comptable, assure que le rôle ne peut être que complémentaire face à “la relative jeunesse des centres régionaux d’investissement”. Beaucoup dans la profession pensent qu’il ne faut pas occulter le poids des fiduciaires en tant que conseil et dont la population comprend des “structures qui sont en dehors de tout contrôle”. “Il faut éviter de tomber dans le piège de la sous-traitance”, note un expert-comptable excédé. Il va donc falloir par un moyen ou un autre établir éventuellement des passerelles pour tirer ces fiduciaires vers le haut, si l’on veut aboutir à la transparence et la mise à niveau. Pour la tenue des comptes comme pour plusieurs prestations, les PME et les petites entreprises recourent largement à ces structures. La sécurisation de l’investissement passe par la coordination de tous les maillons de la chaîne qui interviennent dans la confection de l’information comptable et financière. Ali ABJIOU et Abashi SHAMAMBA------------------(1) Voir aussi article dans nos archives sur www.leconomiste.com dans l’édition du jeudi 4 décembre 2003.

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