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Les enseignants définissent le canevas des Masters

Par L'Economiste | Edition N°:1706 Le 17/02/2004 | Partager

. Aux 2e assises pédagogiques, le mot d'ordre est avancer le processusBeaucoup de monde pour ce rendez-vous annuel des assises pédagogiques de l'enseignement supérieur qui se sont tenues à Marrakech, hier 16 février. Cette deuxième rencontre d'experts, enseignants et présidents des universités avait pour objectif l'adoption d'un référentiel commun de formation pour les nouvelles licences et particulièrement pour les diplômes Master. Une responsabilité assez lourde, du reste, sachant qu'une bonne partie des étudiants et enseignants sont loin d'apprécier le nouveau modèle. A noter que le semestre précédent de cette première année d'application de réforme universitaire s'est achevé dans un climat de grève et de tensions. Les étudiants des Facultés avaient boycotté certains examens à Oujda, Fès et même Marrakech, ville qui a accueilli ces assises. La réforme universitaire enclenchée depuis le début de l'année 2003-2004 se base sur un enseignement modulaire et concerne trois aspects. D'abord, une nouvelle architecture des études qui organise les diplômes non plus en 1er, 2e et 3e cycles mais en trois niveaux de formation: licence, Master et doctorat. La licence est désormais soit professionnelle (LP) ou d'études fondamentales (LEF). Elle se prépare en 6 semestres. Le deuxième cycle prévu par la réforme concerne les Masters et les Masters spécialisés. Ceux-ci se prépareront sur 4 semestres. «Le Master, insiste Khalid Alioua qui a inauguré ces travaux pédagogiques, ne sera pas un substitut du DESS (diplôme d'étude supérieure). Ce que nous voulons en finalité, c'est une nouvelle formation pour les licenciés des Facultés avec finalité professionnelle pour que ces étudiants soient opérationnels sur le marché du travail «.Un objectif bien trop ambitieux, vu les moyens accordés aux universités, estime un enseignant. Rappelons que les établissements universitaires publics ont désormais une autonomie, que ce soit dans le cadre des filières nationales, ou pour leurs propres filières qui exigent un type d'encadrement et des moyens matériels différents de ceux de l'enseignement fondamental. En démarrant tout de bloc cette réforme qui s'inspire du modèle anglo-saxon, les universités agents d'exécution ont besoin d'un sérieux coup de pouce financier. D'après certains responsables, l'aide octroyée jusqu'à maintenant n'est pas suffisante. Ce volet ne sera pas traité lors de ces assises, bien que les responsables de cette politique d'enseignements soient conscients des failles et lacunes, «qui seront rectifiées au fur et à mesure», promet-on.


Une solution pour les Masters privés

La nouvelle orientation de réforme de l'enseignement universitaire implique désormais l'enseignement privé qui devra absorber au moins 20% de l'effectif des étudiants. Si le Master diplôme va devenir une exclusivité d'Etat, un consensus devrait être trouvé pour les écoles privées et publiques (comme l'Ecole Hassania) qui le délivraient jusqu'à maintenant. Cet axe, bien que souligné lors des assises pédagogiques, sera l'objet d'une rencontre spécifique, indique le ministre qui a exhorté cependant les universités à se pencher sur cet aspect et étudier de quelle manière ces diplômes pourraient être gérés. Badra BERRISSOULE

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