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Politique Internationale

Les enfants de l'Amérique ont besoin de fessées

Par L'Economiste | Edition N°:500 Le 05/05/1999 | Partager

· La discipline se relâche y compris à l'école
· Coupables: Des parents trop occupés


Gâtés, mal élevés, paresseux: les Américains sont de plus en plus critiques vis-à-vis de leurs enfants en lesquels ils ne croient plus pour construire une Amérique meilleure. Les adolescents sont l'objet des critiques les plus dures, selon une étude publiée par l'organisation Public Agenda. 74% des parents les trouvent "irresponsables" et "grossiers". Les 7-12 ans sont à peine mieux considérés, 58% des parents les trouvant gâtés, mal élevés et paresseux, 22% seulement curieux et intelligents. Ces pourcentages n'ont quasiment pas varié depuis une enquête similaire menée il y a deux ans. Pour la plupart des adultes, ces enfants manquent de valeurs, n'ayant appris ni l'honnêteté ni le respect, ni le sens de la responsabilité. Les vertus tombent en dégénérescence et l'éducation s'en ressent.
Ces critiques, alors même que l'Amérique continue à s'interroger sur les causes du massacre qui a fait 15 morts au Lycée Columbine de Littleton (Colorado), visent surtout la génération des parents "baby-boomers" (âgés de 39 à 54). Tous ont grandi dans les années 60 quand l'éducation traditionnelle a été remise en cause, explique Steve Farkas, directeur de Recherche de Public Agenda. Cette génération, explique-t-il, s'est désintéressée "de la discipline et du respect". Les baby-boomers en ont d'une certaine façon trop fait, ajoute-t-il, et veulent revenir en arrière.
Mais aujourd'hui, les messages sur l'éducation sont "confus", dit-il. Les parents ne savent pas s'ils doivent favoriser la confiance en soi des enfants avec un amour inconditionnel ou parfois leur dire non. "Cette génération a sous-estimé le besoin de structures des enfants". Ce qu'il faudrait, c'est autant de gratitude que de frustration pour réussir à maintenir un équilibre précaire
S'y ajoutent l'éclatement des familles, l'éloignement des grands-parents et le fait que dans 63% des foyers avec enfants, les deux parents travaillent.
Plusieurs études ont également montré que la solitude était souvent le problème numéro un des adolescents. Ils passent en moyenne trois heures et demie seuls chaque jour de la semaine, selon l'étude d'une sociologue de l'Université de Chicago, Barbara Schneider.
Dans un pays ou l'école finit généralement tôt, 75% des jeunes n'ont aucune activité extrascolaire, d'après l'étude de Public Agenda. 42% disent s'ennuyer quasiment tous les jours. Dans ce pays à l'économie florissante, les habitants ne voient qu'un seul coupable à la mauvaise éducation des plus jeunes: les parents eux-mêmes. 59% pensent que certains parents ont eu des enfants avant de pouvoir en assumer la responsabilité.

Radia LAHLOU (AFP)



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