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Economie

Les éditeurs durcissent la lutte contre le piratage

Par L'Economiste | Edition N°:1886 Le 29/10/2004 | Partager

. Le nouveau porte-parole de BSA compte sensibiliser davantage les revendeurs . L’objectif est de ramener le taux de piratage à 25% contre 73% aujourd’huiC’est une véritable levée de boucliers qu’opère l’Alliance des éditeurs de logiciels (BSA) au Maroc. Il faut dire que la dernière étude sur le piratage informatique, menée conjointement par BSA et IDC, un cabinet indépendant, met le Maroc dans une position peu enviable avec 73% de taux de piratage, l’un des plus élevé dans le monde. Face à cela, l’alliance des éditeurs Software se mobilise et met en place une véritable stratégie de lutte contre le piratage informatique. C’est du moins ce qui ressort du discours de Nadia Benbahtan, nouveau porte-parole de BSA, lors d’une rencontre informelle avec la presse, mardi 26 octobre à Casablanca. Selon Benbahtan, l’alliance se penchera davantage sur la sensibilisation surtout au niveau des revendeurs de matériel informatique. «Nous comptons démarrer une campagne auprès de ces revendeurs à partir de novembre prochain», souligne Benbahtan. Celle-ci axe sa stratégie globale sur deux points essentiels. Le premier est de collaborer avec le pouvoir politique pour s’engager dans une véritable lutte contre ce fléau. Benbahtan cite à titre d’exemple les Emirats Arabes Unis où le piratage a été réduit à un faible taux (33%) grâce aux efforts du gouvernement. Le deuxième axe se rattache à la sensibilisation aussi bien au niveau des PME que dans les établissements d’enseignement. «Le tout, dans l’objectif d’arriver à un taux de 25%», tient à préciser le porte-parole de BSA. Ce qui ne sera pas chose aisée dans un pays où les pirates informatiques jubilent. En effet, la dernière étude d’IDC et de BSA démontre que moins de 27% des logiciels vendus au Maroc sont des originaux. Un chiffre qui place le Royaume parmi les pays qui ont les 20 taux les plus élevés dans le monde et à la 8e position sur les 23 pays de la zone Afrique et Moyen-Orient (MENA). Conséquences: le piratage des logiciels a entraîné une perte pour l’économie nationale avoisinant les 57 millions de DH. L’étude explique cette montée en force de ce fléau par la grande croissance des marchés informatiques des pays émergents. «Les régions à fort piratage sont aussi celles où le marché croît fortement». Dans le monde, le taux de piratage a été de 36% en 2003. Selon l’étude de BSA, «chaque fois que deux dollars ont été légitimement dépensés en logiciels, l’équivalent d’un dollar a été obtenu de manière illicite».


Amnistie

Membre de BSA, Sybase, un éditeur de logiciels, a récemment entrepris une action pour encourager le repentir des pirates informatiques. En effet, les responsables de Sybase ont lancé début octobre une campagne d’amnistie en faveur des utilisateurs de PowerAmc (un logiciel de la société) non déclarés. «Cette campagne durera jusqu’à fin novembre», soulignent les mêmes responsables. Selon eux, les utilisateurs de PowerAmc non déclarés auront l’occasion d’acquérir des licences de ce logiciel aux prix des mises à jour. Par cette action, le management de cette société veut promouvoir une gestion transparente des actifs logiciels. «Celle-ci permet d’éviter les risques techniques liés à l’utilisation de copies illicites et surtout d’éviter les problèmes judiciaires».Naoufal BELGHAZI

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