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    Les économies d'échelle motivent la concentration

    Par L'Economiste | Edition N°:272 Le 20/03/1997 | Partager

    Le marché ne peut soutenir qu'une dizaine de gros établissements, selon un banquier. Les valeurs bancaires cotées ont le vent en poupe. Les bons résultats 1996 confirment les préjugés favorables dont elles bénéficient.


    Les valeurs bancaires ont contribué dans une large mesure au maintien de l'exubérance du marché boursier. A la mi-mars, l'indice général affichait une progression de 27,70% par rapport à la performance de l'exercice précédent. Son évolution autant que celle des autres thermomètres du marché, CFG 25 et USI ont déjoué tous les pronostics. Nombre d'analystes tablaient sur une hausse moins prononcée des cours, d'autant que les prévisions de croissance sont relativement modestes.
    C'était sans compter avec les rumeurs plus ou moins fondées sur d'éventuelles opérations stratégiques. Au-delà de ces données subjectives, le marché est tiré par la confiance des traders, confie un analyste. Il précise que la demande, notamment celle des OPCVM, est toujours importante, creusant davantage le déficit de papiers.

    Pour l'heure, aucun élément ne permet de prévoir avec certitude le comportement du marché. Les bancaires continuent toutefois de bénéficier toujours de préjugés très favorables. En 1996, elles ont encore montré leur capacité à générer des bénéfices. En dehors d'Uniban, qui a concédé une perte sèche de 144 MDH, toutes les autres banques cotées devront marquer une croissance à deux chiffres de leurs bénéfices. Casablanca Finance Intermédiation misait sur une progression moyenne de 20,9% en 1996.
    Wafabank a annoncé la couleur avec un résultat net de 242 millions de DH, soit une progression d'un peu plus de 20% par rapport à l'année précédente. Le taux de rendement des fonds propres tourne autour de 15%.
    BCM et BMCE ont à peu près suivi le même rythme. Leurs bénéfices devraient respectivement atteindre 615 et 360 millions de Dirhams. Côté BMCI, il est attendu un bénéfice de 110 millions de DH, soit près du double de l'année dernière. La filiale de la BNP commence à tirer profit de sa restructuration. CFI prévoyait 160 MDH pour le Crédit du Maroc (+16,7%), 150 millions pour le CIH (+24,5%) et 70 millions pour la BNDE (+8 à 10%), à peu près autant qu'Upline Securities.

    Croissance externe

    A ce jour, le secteur est relativement bien assis. Les banques devront cependant mieux s'armer de manière à mieux faire face aux bouleversements économiques. Première difficulté à transcender: le resserrement des marges. En réduisant d'un demi-point le taux de rémunération de l'Emprunt National du 24 au 28 mars, le Trésor confirme la volonté des autorités monétaires de peser sur la baisse du coût de l'argent pour encourager l'investissement productif. Deuxième point lié au premier: les banques n'assurent plus les meilleures rémunérations. Les épargnants se tournent davantage vers la bourse qui affiche des rendements plus intéressants.

    Troisième point: elles devront évoluer dans un environnement plus ouvert suite aux différents engagements internationaux pris par le pays, entres autres le Gatt et l'accord d'association avec l'Europe. Par conséquent, elles sont tenues d'être plus productives et aussi ingénieuses en matière de nouveaux produits. Cette évolution nécessite de gros moyens dont disposent peu d'établissements de la place, confie un banquier. Selon son analyse, la concentration est inéluctable, étant donné qu'il est impossible de miser uniquement sur la croissance interne. Tout au plus, souligne-t-il, le marché, ne peut soutenir qu'une dizaine de grosses banques. Le grand soir n'est pas pour demain. Cependant, l'évolution est timidement engagée.
    Après la fusion Wafabank-Uniban, les spéculations persistent sur d'autres rapprochements. Celui concernant le Crédit du Maroc et une grande banque de la place est toujours en stand-by. Aucun démenti officiel n'est venu couper court aux rumeurs.

    Alié Dior NDOUR

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