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Economie

Les échanges maroco-hongrois en dents de scie

Par L'Economiste | Edition N°:540 Le 30/06/1999 | Partager

· Agrumes, plantes médicinales, fleurs... les nouveaux créneaux agricoles à exploiter
· Une délégation marocaine se rendra en Hongrie au cours de cette année pour finaliser des projets de partenariat


LE déficit de la balance commerciale maroco-hongroise a varié entre 4 millions et 172 millions de DH entre 1993 et 1997. Le fossé s'est ainsi creusé depuis 1995. A l'origine de cet important recul, l'augmentation des importations du Maroc en céréales alimentaires.
Dans l'autre sens, les exportations agricoles marocaines vers la Hongrie, constituées principalement de fraises fraîches, de crins végétaux, d'extraits et d'essences de café et de tomates primeurs sont passées de moins d'un million de DH à 8 millions entre 1993 et 1997. Mais elles restent très faibles par rapport aux exportations vers les autres pays de l'Europe occidentale et orientale qui se chiffrent actuellement à plus de 115 millions de DH.
En effet, la part du secteur agricole dans les échanges globaux a enregistré un recul assez important. De 76% en 1995, la part des importations marocaines agricoles en provenance de ce pays sont actuellement de 64%, avec 5% seulement en 1996. La part des exportations, de son côté, a suivi la même tendance. Elle est passée durant la même période de 40 à 27%.
Pour redresser la barre, les responsables du Ministère de l'Agriculture estiment qu'il faut renforcer les principales exportations actuelles vers ce pays, particulièrement des fraises dont le volume exporté a atteint 261 tonnes en 1995.
Autre action, l'amélioration des exportations de produits agricoles expédiés en faible quantité. Il s'agit par exemple des melons frais, des pastèques et de la purée de tomate. S'y ajoute le développement de nouveaux produits, importés par la Hongrie en provenance d'autres pays et dont le Maroc est exportateur. Il s'agit ainsi de la pomme de terre primeur, des caroubes, des plantes médicinales ou encore des agrumes (oranges, mandarines, citrons et limes). Pour ces derniers, la demande d'importation hongroise s'élève à 70.000 tonnes en moyenne avec uniquement 66 tonnes en provenance de l'UE. Ici, c'est un débouché supplémentaire que pourraient développer les exportateurs marocains. Ces derniers, en effet, dopent de plus en plus leur politique de diversification, particulièrement vers les pays de l'Est. Les efforts fournis durant cette campagne sur le marché russe, en dépit de ses difficultés économiques et financières, en sont un exemple.
D'autres créneaux peuvent également être exploités: les fleurs, les piments broyés et moulus, les prunes et prunelles, les abricots séchés et les fruits conservés.
Par ailleurs, et suite à la visite du ministre hongrois au Maroc, une délégation marocaine se rendra au cours de cette année en Hongrie pour la finalisation de projets de partenariat et de coopération entre les opérateurs initiés entre les deux parties. Des possibilités de création de structures mixtes non seulement dans le domaine de l'agriculture mais aussi dans d'autres secteurs pourraient être envisagées, souligne M. Jozsef Torgyan, ministre de l'Agriculture.

Abdelaziz MEFTAH

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