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Economie

Les dockers encore chez Jettou

Par L'Economiste | Edition N°:2412 Le 30/11/2006 | Partager

. Une autre réunion hier à 16 h. Les employés de l’ODEP dénoncent la grève et menacentL’annonce de l’interruption de la grève des dockers lundi à 23h avait suscité un ouf de soulagement chez de nombreux opérateurs sérieusement indisposés par les perturbations du trafic. Beaucoup fondaient leurs espoirs sur la réunion mardi à la Primature. Mais celle-ci n’a pas abouti. Le syndicat des dockers (UMT), Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et Driss Jettou, Premier ministre, se sont redonné rendez-vous le lendemain à 16 h. A l’heure où nous mettions sous presse, aucune information n’avait filtré. Les deux parties discutaient encore du redéploiement des 1.090 dockers au sein de la nouvelle société Somaport à mettre en place par la Comanav et du sort des quelque 900 autres hors Casablanca. Elles butent sur les conditions de mise en application de ce redéploiement, selon le syndicat. Celui-ci exige plus de garanties, craignant que la Comanav, une fois privatisée, ne tienne ses engagements. Pourtant, le PV de la réunion du 14 novembre (que le syndicat a refusé de signer affirme-t-on auprès de la tutelle), insiste sur la garantie d’emploi des dockers par la future société au risque de se voir retirer la licence d’exploitation.Si les responsables de l’UMT se disent confiants, la tension monte chez les autres syndicats (UGTM et CDT) et les employés de l’Office d’exploitation des ports (ODEP) se disent excédés par les dernières perturbations au port de Casablanca. Ils préviennent contre toute autre paralysie et annoncent être prêts à défendre leurs droits «par tous les moyens légaux à leurs dispositions». Un communiqué dans ce sens a été adressé le 28 novembre, au ministre de l’Intérieur, celui de l’Equipement et à l’ODEP. Au département de l’Equipement, on campe sur sa position: «La réunion à la Primature ne proposera rien qui n’ait été déjà proposé par le ministre, nous avons déjà fait toutes les concessions possibles dans le souci de garantir le payement des salaires en décembre». La tutelle insiste sur le respect du droit à la grève, par contre elle se dit contre toute entrave à la liberté de travail des autres et toute séquestration d’outils, en référence à la grève générale du lundi. D’ailleurs, le ministère n’exclut pas le recours aux grands moyens en cas de crise. «Au-delà du 5 décembre (ndlr: date d’entrée en vigueur de la réforme) l’Etat a le devoir d’assurer et de garantir le droit du travail à l’ensemble des travailleurs du port». En tout cas, clients, associations professionnelles et employés des ports, souhaitent un règlement rapide d’un bras de fer qui, aux dires des opérateurs, n’a que trop duré. Amine BOUSHABA

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