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Les dattes tunisiennes et algériennes ont toujours la cote

Par L'Economiste | Edition N°:661 Le 16/12/1999 | Partager

· Les dattes marocaines n'arrivent toujours pas à les concurrencer

· Pourtant, les Marocaines sont moins chères et de meilleur goût


Manque de marketing, déficit de communication et conditionnement dévalorisant. Les dattes marocaines de ce dernier Ramadan du millénaire souffrent, tout aussi bien que les précédentes campagnes, de problèmes structurels qui entravent leur décollage. En revanche, ses concurrentes, les Tunisiennes, occupent toujours le haut du podium.
Côté consommation, la production dattière s'élève à près de 72.000 tonnes accusant une régression de 15% par rapport à la campagne précédente (85.000 tonnes) et de 22% comparativement à la moyenne des cinq dernières années. De plus, les dattes de qualité intermédiaire et médiocre concernent respectivement, pour cette campagne, 41% (29.970 tonnes) et 36% (25.610 tonnes) du total de la production.
Au niveau des prix, ils varient entre 6 et 7 DH le kilo pour les dattes marocaines de qualité médiocre, de 12 à 15 DH pour les qualités intermédiaires et de 20 à 25 DH pour la qualité supérieure (Boufgouss). Exceptionnellement, la qualité marocaine Mejhoul peut atteindre 120 DH le kilo. Caractérisée par une saveur caramélisée, la variété Bousthami est la plus prisée. Le reste, constitué par des dattes de mauvaise qualité ou des écarts de triage et de noyaux de dattes, est utilisé exclusivement dans l'alimentation de bétail après séchage et broyage manuel. De leur côté, les variétés tunisiennes sont généralement commercialisées entre 35 et 45 DH le kilo. Un peu plus chers que les dattes marocaines, les produits tunisiens se démarquent néanmoins par un conditionnement très attractif pour le consommateur.

Concernant les échanges extérieurs, les importations réalisées de janvier à septembre 1999 se chiffrent au total à 311 tonnes en provenance de l'Algérie, de la Tunisie, de l'Arabie Saoudite et de l'Iran. A rappeler que le tonnage moyen des importations durant les dix dernières années se situe à environ 1.000 tonnes en provenance essentiellement de l'Iraq, de la Tunisie et de l'Algérie. Ainsi, les quantités importées sont passées de 764 en 1997 à 1.049 tonnes en 1998. "Cette hausse des importations est non seulement le résultat de la faiblesse de la production mais aussi, en raison de son irrégularité, de l'hétérogénéité des productions et de la qualité généralement médiocre des dattes", explique un expert au Ministère de l'Agriculture. Quant aux exportations, le volume se situe autour de 300 tonnes dont une partie est constituée de dattes biologiques (60 tonnes environ).
Huitième producteur mondial, le Maroc produit en moyenne plus de 100.000 tonnes de dattes annuellement, dont le quart seulement est de bonne qualité. La maladie du bayoud (champignon) constitue à ce niveau un véritable fléau, puisqu'elle a détruit plus des deux tiers de la palmeraie marocaine. A rappeler que le Ministère de l'Agriculture avait réactualisé, l'année dernière, le premier Plan National de Restructuration et de Développement de la Palmeraie (PNRDP) (1986-1997) et ce, dans le cadre de la deuxième phase qui durera jusqu'à 2008. L'enveloppe financière globale pour la mise en oeuvre des actions de cette phase est de 548 millions de DH, dont 63% pris en charge par l'Etat et 37% par les bénéficiaires de l'opération (coopératives et associations).

Hassan BOUCHACHIA

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