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Les constructeurs veulent rouler écolo

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. Les gouvernements aménagent des incitations fiscales. Les petites citadines en tête . Toyota lance une petite voiture pour les pays émergentsLa mouvance écologique a poussé les constructeurs automobiles à changer de stratégie. C’est ainsi que la marque BMW a profité en avril 2005 du lancement de nouveaux modèles pour augmenter les capacités de production de la petite voiture urbaine. Pour l’heure, les clients doivent s’armer de patience pour recevoir leur modèle. Quant au premier constructeur automobile japonais, Toyota Motor, il prévoit de développer une petite voiture spécialement destinée aux pays émergents. Elle sera lancée notamment en Inde vers 2010. Cette voiture, équipée d’un moteur d’un litre, serait mise en vente pour moins 5.650 euros, soit 62.150 DH. C’est moins cher que le modèle Toyota actuellement commercialisé. Elle serait développée au Japon par Toyota et sa filiale de mini-véhicules Daihatsu Motor. Ils vont utiliser des équipements produits dans les pays en développement afin de réduire au maximum les coûts de fabrication. Après l’Inde, Toyota voudrait lancer cette voiture en Amérique centrale et du Sud, ainsi qu’en Europe centrale et orientale, ajoute le Nikkei. Le deuxième constructeur nippon, Nissan Motor, prévoit lui aussi de lancer en 2009 un petit modèle spécialement destiné à la Chine, à l’Inde, au Brésil et à l’Europe de l’Est. Le fabricant de voiture Subaru compte lui aussi mettre l’accent sur les petits véhicules. Ils sont de plus en plus populaires de par le monde notamment au Japon où le marché automobile classique est saturé. Il s’attend ainsi à une augmentation de 25,8% des ventes de ce type de voitures en 2006-2007 dans l’Archipel, alors que les ventes de voitures classiques devraient encore légèrement diminuer (-0,8%). Le constructeur automobile sud-coréen Kia Motors a déjà achevé, le 8 mai, la construction de sa première unité de fabrication européenne en Slovaquie. Kia Motors prévoit, dès la fin de l’année, de faire sortir de ses chaînes un modèle compact, qui n’a pas encore été dévoilé au public, ainsi que de petits véhicules de sport et des moteurs de voiture. Le français Renault, allié de Nissan depuis 1999, rencontre pour sa part un vif succès avec sa voiture bon marché Logan. Elle a été lancée en 2004 et destinée à l’origine aux seuls pays émergents. Mais, finalement, elle a été vendue également dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest. . Des mesures incitativesPourquoi un tel engouement pour les petites citadines? «Les petits modèles citadins des constructeurs automobiles français notamment sont parmi les moins émetteurs de CO2 du marché», selon le palmarès de l’Agence de développement et de maîtrise de l’énergie (Ademe) publié le 9 mai. En vertu de ce classement, l’Ademe décerne la palme d’or à la Smart Fortwo diesel (90 g de CO2/km) et le bonnet d’âne aux Maserati Grand Sport et Ferrari Enzo essence (545 g/km). «Le classement est établi à partir des émissions de dioxyde de carbone (gramme/km) qui est l’un des principaux gaz à effet de serre responsables du changement climatique», a affirmé la présidente de l’Ademe, Michèle Pappalardo.Dans ce cadre, l’achat de véhicules propres (classes A,B,C) bénéficie d’un crédit d’impôt de 2.000 euros jusqu’à fin 2009. Ce crédit passe à 3.000 euros si l’acquisition s’accompagne de la destruction d’une voiture particulière immatriculée avant le 1er janvier 1997. En revanche, à partir du 1er juillet, les voitures dont les émissions sont supérieures à 200 g CO2/km devront payer une taxe sur la carte grise, en plus de la taxe de base affectée aux régions. Cette taxe concerne les voitures neuves et d’occasion, dont la première mise en circulation est postérieure au 1er juin 2004. Sur la base des ventes 2004, environ 8% des voitures neuves seraient concernées, dont 5% des berlines, 20% des cabriolets et environ 25% des break et 4x4, indique l’Ademe. L’Agence a ainsi calculé qu’en Ile de France, une Renault Laguna ne paiera rien d’autre que sa taxe de base. Alors que le 4x4 Cayenne de Porsche (320 g de CO2/km) verra cette taxe augmenter de 69%, avec un coût additionnel de 380 euros. Le bénéfice de cette taxe est estimé de 12 à 15 millions d’euros par an. Il alimentera le budget de l’Ademe, qui édite le guide 2006 des consommations conventionnelles et des émissions de CO2 des voitures particulières neuves vendues en France.


Taxes pour les gros pollueurs

L’étiquetage obligatoire des voitures particulières neuves entre en vigueur en Europe mercredi 10 mai 2006. Il s’accompagne de mesures incitatives à rouler «propre» et à partir de juillet de taxes pour les plus gros pollueurs. Cette mesure européenne oblige les constructeurs à informer leurs clients de la consommation de carburant et des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Ce dernier est l’un des principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète. Ces émissions se calculent en grammes par km. L’étiquette comporte 7 classes de couleurs différentes, du A vert foncé au G rouge pour les plus polluantes. L’étiquette (A) signale une émission très faible, soit moins de 100 g CO2 par kilomètre. Tandis que celle qui est jaune (D) témoigne d’une émission de CO2 moyenne. C’est l’estampille (G) rouge qui précise des émanations très élevées, soit 250 g par km. Synthèse L’Economiste

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