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Les «congeleurs» du poulpe voient rouge

Par L'Economiste | Edition N°:1534 Le 06/06/2003 | Partager

. Ils veulent intenter un procès à leur ministère de tutelle . Raison invoquée: Non-respect de l'accord réglementant la pêche du poulpe Les professionnels de la pêche artisanale à Dakhla, particulièrement les unités de congélation du poulpe, se trouvent dans une situation qu'ils qualifient de difficile. Et qu'ils dénoncent dans un récent communiqué. A l'origine, la libéralisation des prix à l'export et le raccourcissement de la période du repos biologique. Les professionnels s'insurgent contre la décision «unilatérale» du ministère de tutelle de libéraliser les prix au coeur de la campagne en janvier dernier et sans préavis. Les propriétaires des unités de congélation (une centaine, stockant 11.000 tonnes à Dakhla et 5.000 t. à Laâyoune) sont depuis cette date dans l'expectative. Ils refusent de vendre leurs marchandises au prix qui a été revu à la baisse depuis la libéralisation et adopté par les professionnels de la pêche hauturière, «qui ne supportent pas les mêmes charges de conditionnement vu qu'ils vendent directement leurs marchandises aux clients japonais», indique un opérateur. «La prolongation de la période du repos biologique au-delà du mois de juin, nous sera bénéfique dans la mesure où elle permettra d'abord la régénération de la faune halieutique et la création de la demande sur le marché japonais», explique un propriétaire d'une unité de congélation à Dakhla. Le différend qui existe aujourd'hui entre l'actuel ministre de la Pêche Taïb Ghafes et les propriétaires des unités de congélation pourrait bien connaître un dénouement judiciaire. Les professionnels veulent aller en justice pour «la non-application des dispositions de l'accord signé en 2000, réglementant la pêche du poulpe (particulièrement l'article 12 concernant les prix de vente) et le non-respect de la prolongation du repos biologique jusqu'au 30 du mois de juin courant». Un responsable à l'Association des propriétaires des unités de congélation à Dakhla et Laâyoune a estimé les pertes subies suite au «non-respect» dudit accord à 30 millions de DH. Selon un propriétaire d'une unité de congélation, «vendre aujourd'hui une marchandise achetée aux marins-pêcheurs à 80 DH le kilo serait aller à sa propre perte». Il tient à rappeler que c'est grâce à l'unification des prix appliquée dans le cadre de l'accord de 2000 que le tarif de la tonne du poulpe marocain est passé dans les marchés internationaux de 1.800 à 7.000 dollars. M. Bk.

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