×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Les cimentiers s’habituent à la croissance molle

Par L'Economiste | Edition N°:3362 Le 15/09/2010 | Partager

. Le marché sort de la tendance baissière des deux dernières années. Les commandes retrouvent de la vigueur. Grâce à la sortie de crise dans l’immobilier Le mois d’août est traditionnellement une période creuse pour les cimentiers. Les chiffres de la consommation que vient de publier l’APC (Association professionnelle du ciment) confirme la tendance. Les ventes ont baissé de 128.575 tonnes à 1,113 million de tonnes contre 1,231 million en 2009, soit un repli de 9,63%. Mais cela n’a rien d’alarmant car, sur les 8 premiers mois de l’année, en cumul, l’activité n’aura baissé que de 0,2%. Comparé à l’effondrement de ces deux dernières années, il s’agit plutôt d’un rattrapage. La contre-performance du mois d’août n’a donc rien d’inquiétant, disent les opérateurs. Pour Abdeljalil El Hassani, vice-président du directoire de Holcim Maroc, «il s’agit de repli saisonnier de la demande, accentué certes cette année par des épisodes de fortes chaleurs et des effets du ramadan». Mais «il est trop tôt pour se prononcer sur une éventuelle correction ou non du marché, avant fin septembre». Au printemps, en avril, les cimentiers croulaient sous les commandes, allant même jusqu’à appliquer, dans certaines régions, des quotas d’approvisionnement. Des situations de pénurie avaient contraint les industriels à monter en régime de production. Si le début d’année était grisonnant, avec un mois de février qui a enregistré un recul de 8,6% et 3,29% en janvier, la reprise des mises en chantier et le plan de relance des logements sociaux ont permis aux opérateurs de regarnir leur carnet de commandes. Pour autant, la profession reste prudente. La plupart des industriels du ciment disent s’attendre à une année «globalement très calme». Selon leurs prévisions, le marché devrait croître de 1% en 2010, soit une production de 18,2 millions de tonnes contre 17,6 millions, en 2009. La nette reprise de la demande amorcée en mars dernier ne signifie pas que l’on retrouvera la croissance des années d’euphorie. Les industriels fondent beaucoup d’espoir sur les mesures d’incitation pour le logement social. Leur impact sur le secteur devrait se ressentir vers la fin 2011, voire début 2012. La situation est cependant contrastée selon les régions. TangerMed et son écosystème, les travaux d'infrastructures routières et les programmes de résorption des bidonvilles assurent un matelas d’activité aux cimentiers, mais beaucoup moins qu’il y a deux ans. La région du centre (surtout Casablanca) maintient relativement la cadence (-0,4%). Les nombreux projets dans l’immobilier de luxe, la marina, Marocco Mall,…tous ces programmes sont autant de consommateurs. Le cumul à fin août montre un décrochage de la consommation du ciment dans 4 grandes régions dont Doukkala-Abda (-17,3%), Tanger-Tétouan (-9,8%), Chaouia-Ourdigha (-8,5%), l’Oriental (-4,4%). La situation est conforme aux perspectives des cimentiers donnant plutôt à voir une année sans relief. Compte tenu des résultats du premier semestre, et sur la base des indicateurs de repli du secteur de l’habitat social, «les ventes de ciment connaîtront un fléchissement par rapport à 2009, voire évolueront à l’identique».Bachir THIAM

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc