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    Finances-Banques

    Les cimentiers dans l’expectative

    Par L'Economiste | Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager
    La reprise attendue au second semestre 2011
    Lafarge, Cimar et Holcim demeurent confiants

    Après avoir montré des signes de résilience début 2010, le secteur cimentier a pu clôturer l’année sur une quasi-stagnation de ses ventes (+0,4%). Mieux, les analystes tablent sur une reprise au cours du second semestre 2011. En effet, les nouvelles incitations fiscales au profit du logement économique ont permis le lancement de nouveaux chantiers.
    Des chantiers qui devraient donner un nouvel élan aux cimentiers. D’ailleurs, les investissements en infrastructures sont maintenus, comme en atteste le budget d’investissements de 166,3 milliards de DH. «C’est un nouveau signal positif des autorités publiques indiquant un maintien des efforts de déploiement des infrastructures devant profiter en partie aux cimentiers», indique-t-on auprès de BMCE Capital Bourse. Mais attention, les cimentiers craignent une surcapacité avec l’arrivée de nouveaux entrants.
    Par ailleurs, les cimentiers cotés à la Bourse de Casablanca affichent un profil fort et résistant au terme de l’exercice 2010. En effet, adossés à des groupes internationaux leaders, ces opérateurs parviennent à capitaliser sur l’expertise de leurs maisons-mères en termes de performance industrielle et de maîtrise des charges opérationnelles.
    Pour le premier cimentier marocain, les performances annuelles de 2010 sont plus ou moins contrastées. Lafarge Ciments a vu son chiffre d'affaires consolidé reculer de 1,6% à 5,3 milliards de DH. Cette baisse s'explique par la surproduction générée dans la région du centre suite à l’arrivée de nouveaux entrants, notamment Ciments de l’Atlas. Malgré les efforts d'amélioration de la productivité, le résultat d'exploitation régresse de 12%. Ainsi, le résultat net consolidé perd 9,7% à 1,6 milliard de DH. Cependant, le management de la société reste optimiste pour l'année 2011 compte tenu des différents projets de logement social et d'infrastructure programmés.
    Adossé à Italcementi Group, Ciments du Maroc superforme le marché. Le cimentier du sud a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 3,6 milliards de DH, soit une hausse timide de 0,8%. Cette croissance s’explique par la hausse des volumes vendus du ciment qui s’élève à 2,9% par rapport à un marché qui est en hausse de 0,4%. Le résultat brut d’exploitation (EBITDA), quant à lui, a connu une baisse de 4,5% due principalement à deux facteurs: d’une part, la forte augmentation du prix d’achat des combustibles et, d’autre part, l’augmentation des coûts fixes relatifs au fonctionnement de la nouvelle usine d’Aït Baha.
    La fermeture prochaine de l’usine d’Agadir a engagé des charges non courantes ayant abouti à une charge exceptionnelle nette de 94 millions de DH. In fine, le résultat net consolidé s’est établi à 872 millions de DH, en diminution de 10,2% par rapport à un an auparavant. Côté perspectives, le management de Ciments du Maroc ambitionne de réaliser une légère croissance du chiffre d’affaires en 2011 grâce à la montée en puissance de l’usine d’Aït Baha.
    Du côté de Holcim Maroc, la filiale du groupe helvétique Holcim a réalisé un chiffre d’affaires consolidé en stagnation par rapport à 2009 (+0,03% à 3,5 milliards de DH). À l’image du CA, l’Ebitda s’est stabilisé à 1,5 milliard de DH. Le résultat d’exploitation, à son tour, a enregistré une légère hausse de 3,4% à 1,2 milliard de DH grâce à la réduction des dotations d’exploitation. La marge d’exploitation s’affiche ainsi à 35,5%.
    Par conséquent, le résultat net part du groupe recule de 1,4% à 659,3 millions de DH impacté par l’augmentation de la part des intérêts minoritaires dans le résultat net de la société. En 2011, le doublement de la capacité de son usine de Fès devrait lui permettre de compenser une éventuelle baisse des ventes sur la région de Casablanca en raison de la concurrence acharnée menée par Lafarge Ciments et Ciments de l’Atlas.

    Les cimentiers généreux

    Malgré des performances contrastées corrélées à une quasi-stagnation du marché du ciment en 2010 ainsi qu’une forte concurrence, deux des cimentiers cotés, en l’occurrence Lafarge et Cimar, ont manifesté un intérêt pour une répartition des bénéfices.
    Ainsi, pour Lafarge, un dividende ordinaire de 66 DH par action devrait être proposé à l’AGO. Il est donc égal à celui de l'année précédente. Du côté de Cimar, et malgré la baisse du résultat net social, le conseil d’administration a proposé la distribution d’un dividende de 30 DH par action au titre de l’année 2010 (contre 27,5 DH en 2009). Cependant, aucun dividende ne sera distribué par Holcim contre 132 DH par action en 2009.

    R.B.

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