×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Les cimenteries cotées renouent avec les bénéfices

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    La réalisation des premiers bénéfices significatifs à partir de 1996 aura un impact positif sur les cours des cimenteries cotées. Le secteur est à même de rembourser intégralement sa dette d'ici l'an 2000, si aucune extension de capacité n'est effectuée.


    La part des cimenteries dans la capitalisation boursière est passée de 7 à 11% avec l'introduction en bourse du groupe Lafarge Ciments. Globalement, le secteur bénéficiera d'une reprise significative après avoir atteint le bas de cycle en 1994.
    Outre la croissance du secteur des BTP, le facteur démographique est déterminant dans l'évolution des ventes de ciment. En effet, le niveau de consommation par tête d'habitant s'établissait en 1995 à 230 kg/an à peine, et les déficits en logements se sont aggravés ces dernières années. Les perspectives de croissance des ventes demeurent donc importantes. Casablanca Finance Intermédiation (CFI) prévoit dans sa dernière note sectorielle que le rythme de croissance annuelle devrait atteindre 3, voire 3,5% en moyenne sur les dix prochaines années.
    Sur le plan des performances des cimenteries cotées, CFI table, au-delà de l'allégement des frais financiers et de la baisse des amortissements, sur une reprise de la production et des ventes ainsi qu'une meilleure maîtrise des charges fixes. Ce qui aurait un effet positif sur la croissance des résultats des cimenteries jusqu'à l'an 2000 au moins.

    Après une forte chute du résultat net en 1994 à -64,7 millions de DH, le résultat net du secteur franchit la barre des 90 millions de DH l'année suivante. Selon CFI, la reprise devrait se confirmer au cours des prochaines années. Les raisons invoquées: un désendettement progressif, une croissance de la production et des gains de productivité.
    La dette totale des cimenteries devrait être remboursée dans sa totalité en l'an 2000. En 1995, son encours s'élevait à 1,783 milliard de DH, mais d'importants rem-boursements ont été effectués en 1996 par Ciments du Maroc et Cior, notamment.
    En revanche, le rythme de croissance des cash-flows sera plus modéré (11 à 12% par an) si le rythme des remboursements est maintenu et si aucune extension de capacité n'est effectuée.
    Le cash-flow devrait atteindre quelque 973 millions de DH en l'an 2000. Selon les prévisions de CFI, il passera de 607 à 683 millions de DH entre 1995 et 1996 pour s'établir à 772 millions de DH en 1997.
    "Les cours des cimenteries sont appelés à suivre le rythme de croissance des cash-flows", indique l'étude.
    Toutefois, les premiers bénéfices significatifs attendus en 1996, et probablement en 1997, ainsi que les dividendes qui en découleront, auront un impact positif sur les cours. La croissance moyenne des cours dépassera légèrement les 11 à 12% par an.
    CFI conseille d'accorder une pondération neutre aux cimenteries dans les portefeuilles.

    Lafarge Ciments: La restructuration en marche


    Le groupe Lafarge Ciments récemment admis à la cote occupe la première position du secteur avec une part de marché de 42%.
    Selon l'analyse de Crédit du Maroc Capital, le regroupement des quatre cimenteries permettra d'optimiser l'utilisation de l'outil de production. A titre d'exemple, la Cimenterie de Tanger possède une capacité de broyage supérieure à la capacité de production de clinker alors que Cadem est en situation inverse.
    Le groupe envisage donc une restructuration globale pour améliorer sa rentabilité et augmenter les synergies internes.
    Deux axes ont été arrêtés: mettre en place une réorganisation plus intégrée et plus performante des filiales et diversifier les activités du groupe. Un nouveau souffle sera donné aux produits annexes au ciment, le béton prêt-à-l'emploi notamment.
    Pour 1996, le groupe table sur un résultat net de 189 millions de DH, en progression de 40% par rapport à 1995,et sur un cash-flow de 503 millions de DH, en hausse de 31%.
    Selon CDMC, les titres Cior et Lafarge Ciments sont les moins chers du marché. La société de bourse recommande l'achat de l'action Lafarge Ciments dont la rentabilité lui paraît imminente.

    Mouna KABLY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc