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Politique

Les chantiers et hommes de Benmoussa

Par L'Economiste | Edition N°:2236 Le 17/03/2006 | Partager

. Autonomie du Sahara, INDH, législatives 2007…LE ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, a du pain sur la planche. Trois grands chantiers l’attendent : mener à bien l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), gérer le dossier du Sahara et enfin préparer les élections législatives de 2007. Ce sont les chantiers que de nombreux observateurs de la scène politique nationale qualifient de prioritaires pour donner l’impulsion nécessaire au décollage socioéconomique du Royaume.Dans les milieux politiques, on n’hésite pas à affirmer que c’est Benmoussa qui est derrière les nouvelles nominations. Cela n’a rien d’un relookage du ministère de l’Intérieur. Il s’agirait plutôt d’asseoir une nouvelle vision, une nouvelle méthodologie de travail au sein du puissant département. On le sait pragmatique, allant droit au but et détestant, par-dessus tout, les tergiversations, Benmoussa, dit-on, a choisi son équipe. Des choix qui n’ont rien de politique, mais qui se sont basés beaucoup plus sur les compétences réelles des uns et des autres. Compétences dont il aime s’entourer et desquelles il exige rigueur et célérité dans la prise de décision.Le premier chantier auquel Chakib Benmoussa et sa nouvelle équipe doivent s’attaquer est, incontestablement, celui du Sahara. Plusieurs responsables planchent depuis la semaine dernière sur le projet d’autonomie de cette région. Certains anciens membres, fondateurs ou non du Polisario font partie de ce groupe. Il s’agirait, selon certaines sources, de préparer un projet global, concrétement réalisable et qui préserverait par dessus tout la souveraineté du Maroc. La participation des ex du Polisario et aussi originaires du Sahara a, en fait, pour but de rétablir le lien rompu avec la jeunesse sahraouie. Quoique occupant actuellement des postes de responsabilité et considérés comme des représentants de l’administration, les ex-membres du Polisario, sauront certainement convaincre une jeunesse née bien après la Marche verte. Ne sachant plus où donner de la tête, en l’absence d’un encadrement de la part des partis politiques, cette jeunesse a commencé à avoir de sérieux penchants pour les thèses des séparatistes, selon une source proche du dossier. Sans en être, cependant, tout à fait éblouie. Ce sont ces mêmes penchants qui ont été à l’origine des événements de l’année dernière et ont provoqué ceux de cette année (cf. www.leconomiste.com). La visite de Chakib Benmoussa à Laâyoune, à peine désigné à la tête de l’Intérieur, a apaisé les ardeurs et calmé les esprits en attendant la visite très attendue, et que l’on dit imminente, de SM le Roi aux provinces du Sud. Deuxième chantier, et non des moindres, réussir l’INDH. L’initiative tient tant à coeur à Benmoussa qui veille personnellement au déroulement de toutes ses phases. Son département, qui en est en charge, suit de très près l’avancée de l’ambitieux programme. Enfin, le chantier de la préparation des élections législatives de 2007. On s’attend dans les milieux politiques à ce qu’elles ne ressemblent en rien aux précédentes. «On veut définitivement ancrer la démocratie et les pratiques démocratiques dans notre société», souligne un politicien. Benmoussa aura donc à veiller à ce que ce vœu se réalise. Le jeu de la démocratie a toujours fait que c’est le département de l’Intérieur qui veille à l’organisation des élections. Autorité oblige, dans notre société, ce jeu a toujours été faussé par des irrégularités que l’on impute, justement ou injustement, à ce même département. Il est sûr que dans les desseins de Chakib Benmoussa pour son département, rendre crédible les élections figure en tête de liste. Il en fait même un point d’honneur.


D’autres membres de l’équipe

Rachid El Boulli Rguibi, que SM le Roi Mohammed VI a nommé, mercredi, gouverneur, directeur de la coopération internationale, veillera à dynamiser et à étendre les champs de cette coopération. Inspecteur des finances dès 1977, il a aussi été chef du cabinet du président de la Chambre des Représentants et puis chef du cabinet du secrétaire d’Etat délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires du Sahara (juin 1982). Le dossier du Sahara n’a pas de secret pour lui, dit-on. Quant à Mohammed Ouzgane, nommé gouverneur, directeur de la réglementation et des libertés publiques au ministère de l’Intérieur, il est titulaire d’un doctorat d’Etat en droit de l’université de Montpellier (France). Il a occupé les postes de chargé de contentieux à la Banque commerciale du Maroc (1986) et d’inspecteur de l’Administration territoriale à partir de 1995. Un autre financier, Mustafa Kheidri, est nommé gouverneur, directeur des affaires administratives. Il est titulaire d’un DES en droit de la faculté de droit de Rabat. Abdelouahad Ourzik, nouveau Directeur des Affaires juridiques, des études, de la documentation et de la coopération, est pour sa part titulaire d’un doctorat d’Etat en droit à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.Jamal Eddine HERRADI

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