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Economie

Les chambres d'agriculture veulent se mettre à niveau

Par L'Economiste | Edition N°:1704 Le 13/02/2004 | Partager

. Une journée d'étude se tient ce samedi pour dresser l'état des lieuxL'Union générale des agriculteurs du Maroc organise, samedi 14 février, une journée d'étude pour débattre de “la réalité des chambres d'agriculture et les exigences de la réforme”. Plusieurs interventions sont programmées dans ce sens. Des sujets épineux pour soulever autant d'obstacles qui freinent la bonne marche des chambres d'agriculture au Maroc. Mission économique des chambres, formation des agriculteurs, statut juridique, organisation et fonctionnement figurent parmi les aspects à diagnostiquer. Selon Abdellah El Batboti, membre de la chambre d'agriculture de Kénitra, le choix du sujet de la rencontre est commandé par les défis qu'imposera à l'agriculture marocaine la conclusion d'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis. “Il est plus qu'urgent de se mettre à niveau, sinon la mondialisation galopante nous écrasera”, indique-t-il. C'est pour avoir conscience de ce danger et prendre les mesures nécessaires qu'une telle rencontre est initiée. L'objectif ultime de la table ronde est de sortir avec des recommandations qui serviront de base à l'élaboration de propositions de lois. Celles-ci seraient présentées, à l'occasion d'une session ultérieure, au Parlement pour délibération, précise un professionnel. “La situation actuelle des chambres d'agriculture n'est guère satisfaisante sur tous les plans et il est temps de trouver des solutions urgentes. La clef de voûte en est la réforme de la loi”, indique Brahim Hasnaoui, président de l'Union générale des agriculteurs du Maroc. Les élus des chambres agricoles regrettent le flou et l'ambiguïté qui caractérisent les attributions des chambres agricoles. Pour eux, il est temps d'amender le dahir de 1962 portant statut de ces institutions. Ce régime juridique n'est plus adapté à la réalité du moment et il est beaucoup plus un frein qu'un levier. “Il faudrait revoir le régime électoral des chambres d'agriculture. Tous les professionnels procèdent à l'élection de leurs représentants selon le scrutin de liste, à l'exception des chambres agricoles qui continuent à utiliser le scrutin uninominal”, constate El Batboti. Conséquence: “Des élus peu compétents pour gérer ces chambres car ils sont pour la plupart des analphabètes”, constate un professionnel.Une mise à niveau s'avère être la préoccupation majeure des initiateurs de cette journée d'étude. L'objectif est d'amener les pouvoirs publics à doter les chambres d'agriculture des compétences et financements nécessaires. La réforme du régime juridique ainsi que l'élargissement de l'électorat sont autant de chantiers à mettre sur les rails.


Budget

LES chambres d'agriculture sont dépourvues des ressources humaines et matérielles pour pouvoir mettre en oeuvre leurs attributions. Le budget moyen annuel d'une chambre agricole ne dépasse guère la modeste somme de 400.000 DH dont 80% sont absorbés par les salaires des fonctionnaires; le personnel qui doit gérer administrativement les 37 chambres que compte le pays est inférieur à 400 personnes. A titre comparatif, la France comptait en 1991 plus de 7.000 fonctionnaires.Ali JAFRY

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