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    Les Britanniques sur le marché financier : Medvest: Un fonds d'investissement prend pied au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:117 Le 17/02/1994 | Partager

    Privatisation, bourse, projets industriels, la rentabilité potentielle des investissements au Maroc ne laisse pas indifférent. Les spécialistes des marchés émergents lorgnent davantage vers ce pays. Medvest Holding, une société d'investissement britannique logée à Chypre, installe une filiale au Maroc.

    A la faveur de la redynamisation du marché financier, les fonds d'investissement étrangers s'intéressent de plus en plus au Maroc.

    Medvest Holding, une société financière britannique installée à Chypre, met en place une filiale au Maroc: Medvest Maghreb. Celle-ci a été constituée à la fin de I'année 1993. Son capital de départ se monte à un million de Dirhams. Il est détenu aux deux tiers par la société mère. Le reste appartient à des privés marocains.

    Bourse et privatisations

    Medvest Maghreb est une société financière spécialisée dans la prise de participations dans les sociétés privatisables, les opérations en bourse et les investissements industriels de manière générale. Elle dispose actuellement d'un fonds de 10 millions de Dirhams principalement destiné aux opérations boursières et à la privatisation. Cependant, M. Nasser Bouâzza, le directeur de la société, presse que ce fonds n'est pas fermé. Et de poursuivre: "il peut être augmenté autant que nécessaire pour faire face à l'évolution du marché".

    La création de la nouvelle filiale ne constitue cependant pas une première incursion au Maroc. Avec la nouvelle filiale, Medvest Holding"' ne fait que se rapprocher davantage du marché. Initialement spécialisée dans le rachat de la dette des pays en voie de développement(2), plus particulièrement celle des pays émergents, elle s'était déjà intéressée à la signature marocaine au moment où la cotation était encore très basse. La redynamisation de la bourse et les privatisations ont poussé les responsables de Medvest Holding à s'impliquer directement au Maroc. Actuellement, Le holding détient dans son portefeuille des titres de quelques sociétés marocaines, entre autres la CIOR, Wafabank et la BCM. Il entend prendre une part active dans toutes les futures opérations de privatisation, indique M. Bouâzza. Il fait remarquer en outre que la présence de la filiale n'empêche pas la société mère d'intervenir directement sur le marché pour son propre compte.

    Pour l'instant, notamment en ce qui concerne le marché boursier, "la rareté de l 'offre constitue le principal problème", indique-t-il. Cependant, il précise que "l'investissement en bourse est très profitable" et espère "une évolution beaucoup plus positive dans cinq ou six ans".

    Investissements industriels

    Dans tous les cas, Medvest Maghreb n'est pas uniquement portée sur les placements en bourse. Le directeur annonce que l'un des principaux objectifs est de réaliser des investissements importants dans le domaine de l'industrie et des services. La société débarque en effet avec plusieurs projets consistants dans ses bagages.

    Elle est déjà en train de peaufiner les études portant sur une unité de fabrication de verre pour voiture (pare-brise). Le montant des investissements prévus est de l'ordre de 100 millions de Dirhams dont 40 millions pour la première tranche. "Les études et le montage financier devraient être ficelés au courant de cette année", indique M. Bouâzza. Cette initiative fait suite à un autre projet de briqueterie initié par la Medvest Holding et abandonné en cours de route en raison de "la défection du partenaire italien".

    Autre créneau visé par Medvest Maghreb: la restauration. Elle prévoit de racheter, à brève échéance, le tiers du capital (3) de Kenis, le glacier-café restaurant installé à Marjane Casablanca. Il sera ensuite procédé à l'installation de trois autres restaurants du même style à Casablanca et Rabat d'ici la fin de l'année. Par ailleurs, profitant du contrat de franchise signé entre la maison mère et le groupe de restauration américain Kenny Rogers Roasters, il est prévu d'introduire, pour bientôt, ce concept de fast-food au Maroc.

    A.D.N.

    (1) Medvest Holding a un capital de 6,2 millions de Dollars. Les principaux actionnaires sont originaires de Grande Bretagne, de Suède, du Proche-Orient et de quelques pays asiatiques. Outre les rachats de dettes, elle a signé, en octobre 1993, un contrat de franchise avec la chaîne de restauration américaine Kenny Rogers Roasters avec pour objectif de développer ce concept.

    (2) Outre le Maroc, Medvest Holding effectue des transactions importantes sur la dette de l'Argentine, du Brésil, du Mexique, du Nigeria, du Venezuela, de la Pologne, de la Bulgarie, de la Russie et de la Yougoslavie. Le volume des transactions atteint près de 100 millions de Dollars (un milliard de Dirhams) par mois.

    (3) Le capital est d'un million de Dirhams. Y participent des privés français et marocains. Le montant des investissements est de l'ordre de 5 millions de Dirhams.

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