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    Economie Internationale

    Les BRIICS, nouvel épicentre de la croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:3505 Le 11/04/2011 | Partager
    Réformes structurelles obligatoires dans les pays riches

    L’édition 2011 du rapport «Objectif croissance», publié le 7 avril par l’OCDE, couvre pour la première fois de grandes économies émergentes. Des pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde, l’Indonésie, la Chine et l’Afrique du Sud (BRIICS) vont devoir jouer un rôle clé dans la reprise économique mondiale. Ils sont devenus des piliers essentiels de l’économie mondiale et de plus en plus, par le biais du G20, du système de gouvernance mondiale. «Il est de l’intérêt de tous qu’ils mettent en œuvre des réformes structurelles, qui constituent une partie de la solution à nombre de nos problèmes communs, qu’il s’agisse des déséquilibres mondiaux ou du changement climatique», avertit l’OCDE. A l’exception de l’Afrique du Sud, les BRIICS affichent des taux d’emploi relativement élevés. Néanmoins, leur marché du travail revêt un caractère informel, ce qui explique en partie le gros écart de productivité qui sépare ces pays des grandes économies industrialisées. Afin de rehausser des niveaux de productivité actuellement faibles, l’OCDE suggère aux gouvernements des BRIICS de lever les obstacles aux échanges et à l’investissement direct étranger. Ainsi que de renforcer les droits de propriété et les procédures d’exécution des contrats, et d’approfondir les marchés des capitaux. Une réduction des obstacles à l’entrée dans le commerce de détail et les professions libérales se traduirait par des progrès rapides en matière de revenu et d’emploi, relève l’OCDE. L’allègement des charges administratives qui pèsent sur les entreprises et le retrait des obstacles à l’investissement direct étranger auront également des répercussions positives sur les économies des pays émergents, explique l’Organisation.
    Pour les pays industrialisés, les gouvernements doivent réformer la base structurelle de leurs économies pour stimuler la croissance. Ces réformes permettraient aussi d’assainir les finances publiques, en entraînant une hausse des recettes fiscales, une baisse des dépenses publiques, et un allègement de la charge de la dette.
    Les grandes économies doivent veiller à préserver leurs dépenses consacrées aux politiques actives du marché de l’emploi. Il s’agit en particulier des mesures destinées à aider les jeunes à trouver leur premier emploi, et les chômeurs de longue durée à réintégrer la population active. Les pays qui traînent des taux de chômage élevés devraient également réformer leurs systèmes de prestations pour favoriser le travail et opérer un transfert de charge fiscale du travail vers d’autres bases d’imposition. Les économies réalisées pourraient avoisiner les 2% du PIB en moyenne. Les gains potentiels d’efficacité seraient les plus élevés aux États-Unis, au Danemark, en Hongrie et en République Slovaque. Les BRIICS et les pays riches vont devoir jouer serrer.

    Karim Serraj

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