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Economie

Les boulangeries appellent à une augmentation du prix du pain

Par L'Economiste | Edition N°:1544 Le 20/06/2003 | Partager

. Elles proposent une hausse de 30 centimes pour les deux types de pain, de 200 et 400 grammes.... ... Et menacent d'observer une grève de 24 heures Les boulangers sont-ils dans le pétrin? Leur syndicat national vient en tout cas d'appeler à la grève. Un arrêt de travail de 24 heures est prévu le 8 août prochain, et cela à travers tout le pays. Les professionnels du secteur veulent dénoncer «la dégradation de leur situation sociale et financière«(1).«Le secteur de pâtes et de pétrins se noie. Des fermetures en chaîne, des arriérés d'impôts non payés et des cotisations à la CNSS non réglées depuis des années étouffent notre secteur«, affirme El Houssine Azaz, président du Syndicat national des patrons boulangeries-patisseries. Pour étayer ses propos, le président du syndicat s'appuie sur l'évolution du secteur au cours des dix dernières années. Pour la seule ville de Casablanca, plus de 100 boulangeries ont fermé jusqu'à présent, affirme-t-il. A Rabat, plus d'une trentaine de boulangeries auraient baissé rideaux. Et pour cause, « il n'y a plus de marge bénéficiaire«, enchaîne un opérateur de la région de Marrakech. Il ajoute qu'il était contraint, pour ne pas fermer boutique, de vendre sa maison afin de régler les charges inhérentes à sa boulangerie. Les professionnels précisent que le coût de préparation d'un pain de 200 grammes dépasse actuellement son prix de vente. Une étude d'expertise sur le coût de revient, réalisée par un cabinet conseil, leur donnent gain de cause. Celle-ci fixe le prix de revient à 1,23 DH alors que le prix du pain est fixé depuis 1988 par les pouvoirs publics à 1,10 DH pour le pain de 200 grammes et 1,80 DH pour le pain de 400 grammes. Pour les boulangers, seule une augmentation de 30 centimes peut soulager le secteur. «Si le gouvernement ne répond pas à nos doléances, nous serons amenés à marquer un arrêt de travail et activer automatiquement l'augmentation du prix du pain«, assure le président du syndicat.Les opérateurs du secteur demandent une augmentation des prix en deux étapes. La première (moitié) au mois de juillet, et l'autre en septembre. Pour cela, ils se basent sur les dispositions de l'accord de modération des prix du pain conclu entre le syndicat et le gouvernement en 1989. Cet accord, qui concerne principalement le pain fait à partir de la farine nationale de blé tendre subventionnée, stipule que les boulangeries commerciales ne sont pas censées supporter la hausse des ingrédients entrant dans la fabrication du pain. L'article les autorise, dans le cas de hausse, à réviser automatiquement et librement les prix de vente des pains. L'Etat subventionne depuis les années 80 la farine nationale. Le ministère chargé de la Mise à niveau se penche actuellement sur la libéralisation totale du secteur. A noter que les subventions coûtent à l'Etat 200 millions de DH pour 10 millions de quintaux chaque année. Nabil BOUBRAHIMI-----------------------(1) C'était lors d'une conférence de presse organisée à Rabat par le Syndicat national unifié des patrons des boulangeries-patisseries.

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