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Economie

Les bons de privatisation bientôt sur le marché

Par L'Economiste | Edition N°:202 Le 02/11/1995 | Partager

L'ouverture des souscriptions aux bons de privatisation est imminente. Plusieurs dates sont avancées mais aucune n'est officielle.


L'agence de publicité qui aura en charge la campagne de communication sur les bons de privatisation sera désignée ce jeudi 2 novembre. Dans la course figurent Klem-Euro-RSCG, Cinémapresse et Diwan 3000. Curieusement, cette sélection intervient alors même que l'architecture du produit n'est pas encore finalisée.
Cependant, et à en juger par la fréquence des consultations entre
les Ministères des Finances, de la Privatisation et les banques conseil (BCM et le duo Wafabank et Wafatrust), cette finalisation ne saurait tarder.
Le lancement des bons devrait intervenir avant la privatisation de la SAMIR dont le processus sera lancé avant fin 1995, au moins pour la partie en bourse, selon les déclarations de M. Abderrahmane Saaïdi, Ministre de la Privatisation, lors d'un déjeuner-débat organisé en octobre dernier par la Chambre de Commerce Canadienne au Maroc. A en croire des financiers, le transfert de la SAMIR au privé ne peut objectivement avoir lieu avant début 1996.
Destinés au départ à atténuer les tensions de trésorerie de l'Etat par la collecte anticipée des recettes de privatisations, ces bons ont vite laissé apparaître d'autres avantages: le processus de transfert (audit, évaluation, etc) ne s'effectuera plus sous la contrainte budgétaire, et les investisseurs seront mieux servis, à condition que le montant global des OPV (Offres Publiques de Vente) absorbe celui des bons.

Autre avantage: le bon étant coté en bourse, il devra contribuer à la dynamisation de la place.
Les bons de privatisation sont des titres de créances sur le Trésor convertibles en actions au moment des privatisations.
Ils donnent droit pour leurs détenteurs à une priorité de premier ordre lors des OPV qui interviendront d'ici à la fin du programme de privatisation (fin 1998).
Concrètement, il s'agit d'une "réservation de privatisation", puisque, pour s'assurer l'accès aux privatisables, les épargnants devront être munis de ces bons. "Achetez maintenant les bons car vous risquez de ne plus avoir accès, au moins jusqu'au 31 décembre 1998, au marché primaire des actions des sociétés à privatiser". C'est un peu en ces termes que devra être menée la campagne de communication visant la promotion des bons. Vu la nouveauté et la complexité du produit, mais aussi l'absence de références internationales, un effort pédagogique soutenu en direction des épargnants est jugé "vital". Cet effort pédagogique est d'autant plus important que les bons de privatisation peuvent, de prime abord, être assimilés aux emprunts nationaux.
Certes, ils seront émis par le Trésor, mais ils se distinguent
des emprunts classiques aussi bien dans leur architecture que dans leur finalité.
Ce nouvel instrument financier combinera à la fois un taux fixe et un taux variable qui correspond à l'espérance de plus-value sur l'action de la société à privatiser. Si le souscripteur décide de conserver les bons jusqu'à échéance, le Trésor s'engage à le rembourser comme pour un bon classique. Le taux de placement sera toutefois inférieur à celui des emprunts classiques. Celui-ci n'a pas encore été fixé.
En revanche, s'il le convertit en actions, non seulement il sera rémunéré au prorata de la période courue, mais il bénéficiera également de l'exonération fiscale sur la plus-value réalisée.
Les professionnels estiment que ces deux avantages sont nécessaires mais non suffisants pour inciter l'épargnant à souscrire au bon et à le convertir. L'épargnant averti raisonnera beaucoup plus en terme d'anticipation sur les performances des sociétés mises en vente.
Pour sa part, le Ministère des Finances a tout intérêt à ce que la totalité des bons émis soient convertis en actions, afin de minimiser, voire d'éviter les remboursements par le Trésor.
D'ailleurs, l'objectif de ces bons n'est pas d'investir pour être remboursé in fine, auquel cas il serait plus judicieux de se diriger vers les bons classiques, mais de procéder à un placement en actions. "Si ce produit vient fortement concurrencer les bons du Trésor, c'est que le message sera mal passé", est-il souligné.
Un arbitrage, entre conserver le bon jusqu'à échéance et le convertir, devra donc être effectué. Pour le petit épargnant, cet arbitrage peut ne pas être aisé, d'où le rôle des OPCVM auxquels il est d'ailleurs prévu d'accorder une priorité lors de la privatisation.
Ces organismes figureront évidemment parmi les personnes morales ciblées, la répartition retenue étant personnes physiques/personnes morales et non investisseurs institutionnels/non institutionnels.
A l'heure où nous mettions sous presse, les modalités techniques n'étaient pas définitives. Ce qui semblait être acquis, c'est le montant nominal du bon (1.000 DH) et le plafond de participation des personnes morales dans le capital des sociétés vendues (1%).

Hakima EL MARIKY & Mouna KABLY

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