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Les billets de trésorerie percent difficilement

Par L'Economiste | Edition N°:1589 Le 28/08/2003 | Partager

. L'incertitude sur l'évolution future des taux court terme retarde le décollage des émissions . L'éventuelle baisse des taux directeurs de BAM pourrait les relancerLa conjoncture des marchés de l'argent n'inspire toujours pas grand-chose aux entreprises marocaines, notamment pour le financement de leurs projets de développement. Les émissions privées sont encore timides, en ce sens qu'elles ne dépassent guère les 487 millions de dirhams depuis le début de l'année. Cette mise est répartie entre quatre sociétés: Charaf Corporation (45 millions), Maghreb Steel (200 millions), ONA (220 millions) et Promopharm (22 millions). Un montant qui se veut nettement inférieur au 1,44 milliard de dirhams enregistré en 2002. Pourtant au cours de cette année, les conditions prévalent sur le marché avaient été beaucoup moins intéressantes qu'actuellement, notamment le niveau des taux primaires à court terme. En effet, plus d'un argument milite en faveur de l'explosion des émissions privées, en particulier depuis la privatisation de la Régie des Tabacs: des taux primaires au plus bas, surliquidité et manque de papier nouveau sur le marché. Les opportunités de placement et d'arbitrage sur actifs financiers, à rémunération satisfaisante et risque limité, se font de plus en plus rares. Le Trésor ayant pris, depuis plus de trois mois, congé des marchés, adjugeant ses titres obligataires au compte-gouttes. Cela pour marquer la courbe et endiguer la chute des taux primaires, favorisée par les anticipations baissières des intervenants.Des traders obligataires, dont Mounir Belkouch -responsable Desk obligataire et monétaire au sein de BMCE Capital Markets-, expliquent cette «réticence» des émetteurs privés par le manque de visibilité sur l'évolution future des taux primaires. «En effet, la baisse des taux a été très rapide, et nombreuses sont les entreprises qui craignaient un retournement brutal de la tendance qui, en poussant les investisseurs à exiger des spreads de plus en plus importants, ferait flamber leur coût d'émission», souligne Mounir Belkouch. En outre, les opérateurs du marché ont réorienté leurs arbitrages en faveur des maturités à long terme. Les maturités 13, 26 et 52 semaines qui ont gagné respectivement 110, 121 et 153 points de base en moins de trois mois dès janvier 2003, ont fini par baisser au mois d'avril. La tendance baissière des courtes maturités s'est accélérée avec l'annonce de la privatisation de la Régie des Tabacs. Les 13, 26 et 52 semaines ont fini par céder 39, 40 et 32 points de base pour se positionner à 3, 3,10 et 3,9% respectivement. Une tension s'est par la suite installée sur les taux monétaires sans que la banque centrale n'intervienne pour baisser ses taux de prise en pension à 5 et 7 jours. Cette situation s'est finalement traduite par une inversion de la courbe des taux à court terme et par un manque d'intérêt des opérateurs pour les maturités court terme en raison de leur faible rendement par rapport aux taux monétaires.Malgré le niveau très bas atteint par les taux obligataires, toutes maturités confondues, les investisseurs continuaient à soumissionner à la baisse en anticipant la baisse des taux directeurs.Pour ce troisième trimestre, les traders prévoient «la multiplication des programmes d'émissions en raison notamment de la concrétisation d'une baisse des taux directeurs de BAM».B. E. Y.

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