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Les billets d’avion taxés pour les médicaments

Par L'Economiste | Edition N°:2309 Le 30/06/2006 | Partager

. La France et le Gabon pionniers. Cela aiderait les pays pauvres à lutter contre les maladies gravesLa France et le Gabon seront les premiers pays à appliquer, à partir du 1er juillet, une taxe sur les billets d’avions qui doit servir à aider les pays les plus pauvres à lutter contre le sida, le paludisme et la tuberculose, en espérant faire rapidement des émules. Chaque passager au départ d’un aéroport français paiera entre un euro (pour les vols intérieurs en classe économique) et 40 euros (vols internationaux en classe affaires) supplémentaires. Au Gabon, la taxation, d’un équivalent de deux euros, sera réservée aux vols internationaux en première classe ou en classe affaires. Selon les projections, quelque 200 millions d’euros par an devraient être récoltés en France pour alimenter une «Facilité internationale d’achat de médicaments» (FIAM), ou «Unitaid», un projet novateur mais toujours en cours de mise au point. Ce concept, lancé par les présidents français Jacques Chirac et brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, vise à assurer une forme de financement stable pour l’aide internationale, échappant aux aléas des politiques budgétaires. Unitaid, sorte de centrale d’achats, vise à faire baisser les prix des médicaments contre le sida, le paludisme et la tuberculose, trois pandémies qui font entre six et huit millions de morts chaque année, en grande majorité dans le Tiers-Monde. Le projet, présenté à l’Onu début juin par la France, le Brésil, la Norvège et le Chili, bénéficie du parrainage du secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan et de l’ancien président américain Bill Clinton, parmi d’autres. La Fédération internationale de football (Fifa) a accepté de lui donner une visibilité exceptionnelle durant le Mondial en Allemagne: le ballon d’honneur portant le logo Unitaid est remis aux capitaines des équipes avant chaque match. Mais si l’objectif humanitaire recueille l’estime générale, le financement par une taxe sur les voyages en avion est loin de faire l’unanimité. L’Association internationale du transport aérien (IATA) avait réclamé en mars l’abandon du projet, en affirmant qu’»augmenter le coût du transport aérien revient à mordre la main qui nourrit le développement». Outre la France et le Gabon, 14 pays seulement (Brésil, Chili, Chypre, Congo, Côte d’Ivoire, Jordanie, Luxembourg, Madagascar, Maurice, Nicaragua, Norvège, Royaume-Uni, Corée du sud, Cambodge) se sont à ce jour associés au principe d’une telle taxe. La plupart de ces pays en sont actuellement à divers stades de discussions parlementaires ou ministérielles. La France n’est par parvenue à ce stade à rallier la majorité des pays riches, comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie ou la plupart de ses partenaires européens. Les initiateurs du projet font valoir que si l’on tient compte des pays qui ont promis des aides sous une forme différente, Unitaid devrait être soutenu à terme par 43 pays, générant environ un milliard de dollars par an à l’horizon 2007/2008. La France espère qu’Unitaid (www.unitaid.eu) sera opérationnelle en octobre, une fois conclus des protocoles de partenariat avec d’autres institutions, en particulier l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur laquelle elle se greffera pour ne pas engendrer une bureaucratie de plus. Mais beaucoup reste à faire pour définir ses missions et ses moyens d’action. «se contenter de déposer des caisses de médicaments sur un tarmac d’aéroport ne servirait à rien», fait valoir Douste-Blazy. Synthèse L’Economiste

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