×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Les besoins en logements s'élèvent à 189.000 par an

Par L'Economiste | Edition N°:509 Le 18/05/1999 | Partager

· L'estimation des besoins en logements prend en considération la formation de nouveaux ménages, la résorption du déficit initial et le renouvellement du parc immobilier

· L'analyse des besoins montre que le bâtiment dispose d'un grand marché potentiel

Que ce soit à Casablanca, Fès ou bien à Tanger, le constat est le même, les besoins en logements se font de plus en plus sentir. Leur estimation, même si elle peut paraître à première vue une opération aléatoire et vaine, est primordiale pour évaluer les opportunités et les nécessités du secteur. C'est du moins ce qui ressort de la dernière lettre du Centre Marocain de Con-joncture (CMC). L'étude réalisée dans ce cadre fait ressortir un besoin de 189.000 logements par an. Cette estimation est faite grâce à la jonction de trois éléments. Il s'agit de la couverture des besoins dus à la formation de nouveaux ménages, la résorption du déficit initial à un horizon donné et le renouvellement du parc immobilier. Selon le CMC, l'augmentation du nombre des ménages urbains, d'après les projections, serait de 132.500 pendant la période 2000-2012 et ce, au titre de la démographie pure et sans tenir compte de la cohabitation. La résorption du déficit initial à l'horizon 2012 est estimé à 47.000 logements par an. «L'évaluation de ce déficit prend en considération deux composantes: les logements précaires et ceux nécessaires à la décohabitation des ménages», est-il indiqué. Quant au renouvellement du parc immobilier, le nombre de logements qui devraient être remplacés s'approcherait de 10.000 par an. Ce chiffre se base notamment sur le parc de l'habitat sommaire et la restructuration des quartiers d'habitat clandestin.

Mais il n'y a pas que ce type de besoin à satisfaire. Il y a également une demande potentielle au niveau des bâtiments à usage public ou productif. Le rythme de construction de bâtiments publics est en net ralentissement. «Toutefois, comme pour certains immeubles d'habitation, les bâtiments scolaires ou hospitaliers doivent être réhabilités et souvent même remplacés», est-il indiqué. De plus, d'autres constructions publiques seront à entreprendre pour accompagner les migrations résidentielles: agrandissements d'écoles, terrains de sport... Le même constat est relevé au niveau des bâtiments dits «productifs». Ces derniers sont destinés à l'activité économique agricole, industrielle, commerciale tertiaire et même touristique.
La demande potentielle pour ce type de bâtiment est très importante. L'évaluation des besoins est toutefois difficile à réaliser, estime le CMC.

Adil BOUKHIMA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc