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Les banques tunisiennes veulent mieux gérer leurs risques
De notre correspondante permanente à Tunis, Yousra MAHFOUD

Par L'Economiste | Edition N°:2199 Le 24/01/2006 | Partager

. Accélération de l’assainissement des assises financières. Importante restructuration du portefeuille des banques publiques . Montée en puissance des filiales étrangèresL’année 2005 a été une année charnière pour le secteur bancaire en Tunisie. Dans un contexte de plus en plus difficile, les banques ont, chacune de son côté, tenté de poursuivre la modernisation engagée depuis des années. Assainissement de l’assise financière, apurement et classement des créances en souffrance, provisionnement, stratégies marketing de plus en plus agressives, effort consolidé de l’investissement…, les institutions n’ont pas lésiné sur les moyens et cela, sous le regard vigilant des autorités de tutelle déterminées à donner un nouveau souffle au secteur. Ces dernières veulent accélérer la cadence à un moment où la plupart des études effectuées ces dernières années, que ce soit par le FMI ou la Banque mondiale, tiraient la sonnette d’alarme. Et ce, concernant notamment le poids des créances classées, conséquence directe de gestion peu prudente. Une politique largement adoptée de par le passé.. Reconstituer le puzzlePour l’heure, les avancées sont perceptibles et certaines institutions commencent d’ores et déjà à récolter les fruits. Conséquence: une poursuite de la baisse de la rentabilité des banques grevée essentiellement par le poids du provisionnement. Les résultats de la majorité des établissements de crédit se sont inscrits en baisse plus ou moins importante. En revanche, et soutenue par l’effort accru en matière de recouvrement pour bon nombre d’institutions, la baisse des coûts des ressources mais aussi la progression des revenus, le PNB, baromètre de l’agressivité commerciale, ont connu une amélioration. Par ailleurs, la mise en place de la nouvelle architecture du secteur bancaire est passée à la vitesse supérieure. L’année 2005 a été marquée par la poursuite de la transformation des anciennes banques de développement en banques universelles. Parallèlement, le secteur a poursuivi la reconstitution du puzzle bancaire. Arrivent en tête, le désengagement de l’Etat de certaines banques et l’entrée en lice d’opérateurs étrangers. Après la Société Générale (UIB), le groupe BNP Paribas (UBCI) et la Banque du Sud (Attijariwafa bank et Grupo Banco Santander) récemment, la transformation des anciennes banques de développement en banques universelles s’est poursuivie. Aujourd’hui, une certaine effervescence du secteur est perceptible et l’entrée de groupes internationaux a donné un nouveau souffle au secteur et remué plus d’un établissement reposant jusque-là sur ses acquis. Désormais, la concurrence se fait tous azimuts: service intra-muros ou aux guichets, conseils, accompagnement, toute une culture bancaire est en train d’être bouleversée au grand bonheur de la clientèle. Les filiales de groupes étrangers affûtent désormais leurs armes et engagent des stratégies de développement ambitieuses basées essentiellement sur la proximité de la clientèle (développement du réseau) et la qualité de service.En adoptant cette nouvelle stratégie, les banques veulent donner une nouvelle image de leurs prestations et améliorer de plus en plus le rapport qualité/prix. Plusieurs indicateurs en témoignent tel le coût du crédit qui a atteint historiquement les taux les plus bas et en conformité aux standards internationaux en matière de respects ratios prudentiels. Côté fondamental, les institutions bancaires n’ont pas lésiné sur les moyens. La restructuration des entreprises publiques est de plus en plus importante. Mais, globalement, une analyse plus détaillée du portefeuille de crédit montre encore une prédominance du marché des entreprises, même si celui des particuliers grignote sans cesse des parts. Plusieurs banques en font aujourd’hui leur carte gagnante et usent de toutes les stratégies pour drainer davantage de clientèle privée en jouant parfois sur les taux, les plafonds de crédits accordés…


Un œil vigilant sur le marché

Effort de consolidation des fonds propres des banques, de leur recapitalisation et de l’amélioration du taux de recouvrement sont la conséquence directe d’une bonne affectation des résultats. Il est important de rappeler à cet égard que la Banque centrale a interdit aux banques la distribution de bénéfices tant qu’une insuffisance en matière de provisionnement demeure et ne cesse d’appeler à une amélioration du processus de recouvrement.Pour des experts, les réformes en cours et portant sur l’amendement des statuts de la Banque centrale et de la loi bancaire apporteront un plus au paysage bancaire.

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