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Les assureurs privés: "L'AMO est la pire des solutions..."

Par L'Economiste | Edition N°:517 Le 28/05/1999 | Partager

· Les assureurs n'ont pas pourtant présenté un projet complet

· Leur scénario se limite aux gros risques uniquement

· Actuellement: 300.000 assurés chez les privés


Une gestion pluraliste et rien qu'une gestion pluraliste sous le contrôle d'un organisme de régulation. Telle est la proposition des assureurs et du patronat. "Ce système permettrait d'établir une libre concurrence entre organismes et ce, d'autant plus que cette concurrence reste le meilleur garant de la qualité", souligne M. Jamal Harouchi, membre du Bureau de la Fédération des Assurances. Indépendamment de la question du montage institutionnel, les assureurs privés proposent que le système qui serait mis en place ne couvre que les gros risques à un taux de remboursement de 100% (l'hospitalisation, la chirurgie, les maladies graves ou longues et coûteuses). La prestation serait financée à travers un taux de cotisation de 1,87% pour le million d'assurés et les 4 millions de bénéficiaires. En fait, les propositions des assureurs privés se résument à cela. Sur le terrain, leur effort a surtout consisté à produire des contre-arguments au projet CNSS. L'une des principales critiques formulées par les assureurs privés portent sur les risques inhérents à la qualité de gestion. A plusieurs reprises, ils n'ont pas manqué de mettre l'accent sur les risque qu'une mauvaise gestion pourrait avoir sur la viabilité même du régime. A ce niveau, les assureurs considèrent que les retards de remboursement des dossiers de maladies pourraient avoir des conséquences sur le cycle de soin (surtout des salariés pauvres).L'autre critique formulée à l'égard d'une gestion centralisée consiste dans le risque d'une dérive de la consommation. Autrement dit, un système selon eux pourrait conduire à une diminution des prestations offertes, à une augmentation des cotisations et à une intervention financière de l'Etat.
"De plus l'absence de concurrence dans un système monopolistique pourrait favoriser
la bureaucratie et la déresponsabilisation". Par conséquent, l'octroi de la gestion de l'AMO à la CNSS, selon les assureurs, serait un choix non fondé. Plusieurs arguments sont avancés, parmi lesquels l'absence de transparence et d'expérience dans le domaine de la gestion des prestations maladies. Confier l'AMO à la CNSS revient à dire selon les assureurs, repartir à zéro, la Caisse étant dans l'obligation de créer les structures nécessaires (formation, recrutement, etc).
Les assureurs considèrent par contre qu'ils disposent de structures performantes dans la gestion de cette activité. Il s'agit notamment des 600 points de services répartis sur tout le territoire marocain, et d'un effectif de 300 à 450 gestionnaires formés et expérimentés. S'y ajoutent un réseau de 250 à 300 médecins conseil et une technique importante de systèmes informatiques.


Les ambitions de la CMIM


Partisan d'une gestion pluraliste, M. Faïcel Felhi, directeur général de la Caisse Mutualiste Interprofessionnelle Marocaine (CMIM) souligne que les choses ne doivent se faire dans la précipitation. «Toutes les parties concernées doivent participer à l'élaboration de ce projet de couverture médicale généralisée». Il faut dire que la CMIM, mutuelle privée à but non lucratif, convoite aussi l'assurance-maladie obligatoire. La Caisse mutualiste considère qu'elle a plusieurs atouts à faire valoir. Elle avait d'ailleurs sollicité le groupe LMS pour procéder à un audit organisationnel et ce, dans la perspective de l'AMO. La CMIM, qui compte actuellement 18.708 affiliés et près de 45.511 bénéficiaires, est également connue pour être l'unique mutuelle privée qui prenne en charge l'intégralité des prestations maladie/maternité. La Caisse mutualiste a jusque-là assuré son équilibre financier et technique en faisant appel aux cotisations. o

Khadija MASMOUDI



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