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    Economie

    Les artisans retournent sur les bancs de l’école

    Par L'Economiste | Edition N°:3512 Le 20/04/2011 | Partager
    Le financement est assuré par l’APP
    Un 2e programme d’alphabétisation cible 15.200 personnes
    500.000 artisans ne savent ni lire, ni écrire

    Pour Anis Birou, secrétaire d’Etat à l’Artisanat, «cette première expérience d’alphabétisation fonctionnelle a permis un bon nombre de chefs d’entreprise artisanale de s’affranchir de process archaïques de gestion et répondre ainsi aux exigences des échanges modernes»

    Le département de l’Artisanat est plus que jamais déterminé de prendre à bras le corps l’alphabétisation des artisans. Ils sont 500.000, «plus ou moins analphabètes», nuance Anis Birou. C’est tout de même environ 30% des 2,2 millions d’artisans recensés.
    La convention de partenariat pour l’alphabétisation fonctionnelle signée hier, 19 avril, à Rabat par l’Agence du Partenariat pour le Progrès (APP) et 54 ONG, le conforte dans ses convictions. L’enveloppe financière de plus de 15 millions de DH, allouée à cette 2e promotion, permettra l’alphabétisation de 21.000 personnes à travers 37 provinces dont 10.720 artisans. Ils n’étaient que 5.100 pour la première promotion, lancée en janvier 2010.
    Ce nouveau programme de 18 mois, qui sera réalisé par des associations spécialisées, offre un volume horaire de formation de 500 heures, soit près du double du programme national d’alphabétisation. Ce n’est pas tant les statistiques, par ailleurs éloquentes, qui comptent, mais l’impact des programmes dispensés. «Ils participent de la responsabilisation des artisans, qui connaissent désormais leur marché, parlent chiffre d’affaires, export et rendement».
    Des femmes, pour la plupart, affichent la ferme volonté d’acquérir une certaine autonomie. Celle-ci passe forcément par l’acquisition de connaissances leur permettant de mieux évoluer dans leur vie quotidienne. L’une d’entre elles explique dans un français quasi maîtrisé: «je parle darija, mais je ne sais pas l’écrire. Aujourd’hui je lis, je comprends et je parle l’arabe et le français. J’en suis fière», confie-t-elle.
    Pour rester dans cette dynamique, le secrétariat d’Etat à l’Artisanat promet de suppléer le programme du MCA, qui arrive à échéance en 2013. D’ailleurs, le département de Birou finalise un programme similaire pour aller au-delà des 30.000 bénéficiaires sélectionnés dans le cadre de l’alphabétisation fonctionnelle et la formation professionnelle du MCA, signé en août 2007 à Tétouan entre les gouvernements américain et marocain. Il sera déployé dès 2012, parallèlement à celui du MCA.
    A terme, l’objectif du secrétariat d’Etat à l’Artisanat: éradiquer l’analphabétisme dans le secteur. Tout un programme.

    Bachir THIAM

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