×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprise Internationale

Les Américains Sprint et MCI WorldCom fusionnent

Par L'Economiste | Edition N°:613 Le 11/10/1999 | Partager


· Challenger de AT&T avec 129 milliards de Dollars de CA
· France Télécom et Deutsche Telekom cèdent leurs parts de Sprint
· L'opération sous la loupe de l'autorité antitrust américaine


Un nouveau-né dans le monde des télécommunications. Baptisé «WorldCom», ce géant américain est le résultat de la fusion entre les compagnies MCI WorldCom et Sprint.
Rival de AT&T, le nouvel ensemble de la compagnie pèse 129 milliards de Dollars (1250 milliards DH), suite aux échanges d'actions effectuées entre les deux compagnies. Un échange qui a profité de l'explosion de la valorisation des actions des technologies de l'information. Le chiffre d'affaires résultant de ce regroupement est de l'ordre de 47,5 milliards de Dollars contre 53 à AT&T.
Il s'agit de la plus importante opération de regroupement dans le monde des affaires. Elle dépasse de loin celle réalisée en 1998 entre les compagnies pétrolières Exxon et Mobil, qui porte sur le montant de 77 milliards de Dollars. L'opération d'échange acceptée par les Conseils d'Administration des deux alliés, prévoit que chaque action Sprint sera échangée pour 76 Dollars d'actions WorldCom. Parallèlement, chaque action de la société de téléphonie mobile de Sprint sera échangée en contrepartie de 0,1547 action MCI WorldCom.
Première conséquence de cette configuration du paysage international des télécoms, la position de WorldCom sera confortée comme deuxième opérateur de télécommunications longue distance sur le marché américain. Sa part de marché passe à 35% contre 44,5% pour AT&T. L'acquisition de Sprint lui permet d'intégrer le secteur de téléphonie mobile dont il était absent jusqu'à présent. D'ailleurs, Sprint dispose du second réseau de téléphonie sans fil, après toujours celui de AT&T, couvrant l'ensemble du territoire américain.
Suite à cette annonce, France Télécom a annoncé son intention de céder sa part de 10% qu'il détient dans le capital de Sprint. Ce désengagement de l'opérateur français sera accompagné par des discussions visant à régler le sort de la société de services de multinationales «Global One». Cette dernière est une société commune avec Deutsche Telekom et Sprint. L'opérateur allemand a lui aussi exprimé son intention de céder sa participation à Sprint (10%).
Après avoir réussi l'épreuve de fusion, le nouvel opérateur doit convaincre les autorités américaines antitrust que ce regroupement n'est pas fait au détriment des consommateurs. Le président de la Commission Fédérale des Communications (FCC), William Kennard reste sceptique sur le sort de la nouvelle société. Selon ce responsable de l'autorité de réglementation des télécommunications, la guerre des prix sera limitée sur le créneau de la communication à longue distance, puisque la concurrence se jouera entre AT&T et WorldCom.

Rachid JANKARI (AFP)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc