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Economie

Les agrégats économiques de 1993 : En dépit des baisses, il y a des signes encourageants

Par L'Economiste | Edition N°:68 Le 25/02/1993 | Partager

Les prévisions pour les différents agrégats économiques sont actuellement revues à la baisse par le Ministère des Finances à cause notamment de la sécheresse. Cependant, indique le Pr Sagou, grâce aux réformes entamées depuis 10 ans, l'économie marocaine est jugée "saine" en amortissant les différents chocs.

"Le taux de croissance réel, qui était prévu à 6% dans la Loi de Finances 1993, n'a aucune chance d'être atteint", affirme le Pr. Mohamed Sagou, directeur de Cabinet du ministre des Finances et enseignant à la Faculté de Droit de Casablanca(1). La Loi de Finances a retenu un déficit budgétaire de 1%. Celui-ci serait, également, très difficile à tenir. Le déficit de la balance des paiements prévu initialement à 1% devrait être aussi réévalué.

Politique de relance

En dépit de ces difficultés, la Loi de Finances est marquée par une volonté de relance. Ainsi des "travaux gigantesques" sont au programme.

M. Sagou a retenu un certain nombre de tendances de l'enquête de conjoncture des deux semestres 1992 menée par la CFCIM, dont la baisse de création d'emplois en raison de la mauvaise conjoncture, et les bons résultats de productivité qui ont été enregistrés.

Une dégradation nette des chiffres d'affaires en 1992 avec amplification de cette tendance aux entreprises exportatrices a été aussi retenue.

Une autre tendance dégagée de cette enquête est le faible accroissement des extensions des unités industrielles. Ce taux a été de 44% en 1991 et 31% en 1992. Il en découle un doublement du taux d'utilisation des capacités de production d'une année à l'autre.

"Ces tendances attestent un pessimisme général, mais quelque peu biaisé", affirme M. Sagou. En effet, au niveau national, les industries de transformation ont enregistré des tendances à la hausse. C'est ainsi qu'à l'exception des secteurs de l'agro-alimentaire et du bâtiment qui ont connu des baisses respectives de 29 et 30% tous les autres secteurs ont connu des hausses de plus de 3%.

Une autre divergence porte sur les investissements d'extension. L'enquête a conclu qu'il n'y avait pas d'investissements d'extension, alors que la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) a été de 59 milliards de Dirhams en 1992 contre 54 en 1991. Ainsi, son taux de progression a été de 10% alors qu'il était de 5,5% en 1992.

Contenir l'inflation

Par ailleurs, des clignotants ont été relevés dont les difficultés de financement, la qualification de la main-d'oeuvre, les capacités de production et les problèmes d'ordre social.

Concernant les difficultés de financement, la restriction monétaire était un objectif visant à contenir l'inflation. M. Sagou pose le problème de la corrélation entre la croissance réelle et la croissance de la masse monétaire et spécialement celle des crédits à l'économie.

Pour lui, le changement du taux de la réserve monétaire a été l'instrument privilégié pour "réduire le volume des crédits à l'économie et contrôler la situation"

Toutefois et afin de soulager la tension par manque de liquidités, le Trésor a injecté 2 à 3 milliards de Dirhams dans l'économie, au début de l'été 1992. L'administration a, pour sa part, accéléré les procédures de visa pour les marchés publics. Enfin, il y a eu un désengagement de la part du Trésor, et une priorité accordée au CIH, la BNDE et le FEC (Fonds d'Equipement Communal) à s'approvisionner sur le marché monétaire.

Chocs amortis

Par ailleurs, M. Sagou avance des éléments militant en faveur d'une confiance dans les agrégats de l'économie marocaine. Déjà en 1991, les chocs avaient été amortis, le tourisme avait chuté et pourtant les équilibres n'ont pas été rompus. De même en 1992, l'équilibre du budget de l'Etat, de la balance commerciale et de la balance de paiement a été maintenu grâce aux réformes entamées depuis 10 ans, ajoute-t-il.

Laïla TRIKI

(1) M. Sagou a tenu une conférence à la Chambre Française de Commerce et d'Industrie au Maroc (CFCIM), le 18 février. Celle-ci a eu pour thème la conjoncture 1992 et les perspectives de 1993.

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