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Les administrateurs ne veulent pas lâcher prise

Par L'Economiste | Edition N°:1566 Le 22/07/2003 | Partager

. Ils veulent être alignés sur les ingénieurs…. ...Avec effet rétroactif à partir de janvier 2000. Zerouali qualifie la grève «d'injustifiée»Les administrateurs et corps assimilés de la fonction publique accentuent la pression sur le gouvernement Jettou. Après une grève de deux jours les 17 et 18 juillet 2003, une deuxième de trois jours est prévue à partir de demain mercredi. L'objectif est de «forcer le gouvernement à tenir ses engagements de l'accord du 30 avril 2003«. Pour Najib Zerouali, ministre chargé de la Modernisation du secteur public, «la grève annoncée par les administrateurs est injustifiée dans la mesure où le dossier est en cours de traitement définitif dans le cadre d'une commission interministérielle«.. 15.000 personnes couronnéesLa Primature, qui a pris en main le dossier, avait demandé au ministère des Finances de préparer un scénario pour le règlement de la situation de quelque 15.000 administrateurs et cadres assimilés. Lors d'une réunion, tenue mardi dernier au siège de la Primature et consacrée à l'examen de la prochaine loi de finances, les dossiers chauds des administrateurs et des techniciens ont été abordés. Cette réunion avait rassemblé autour de Driss Jettou, le ministre des finances, celui de la mise à niveau de l'économie et Najib Zerouali, l'interlocuteur direct des administrateurs. Toutefois, aucune décision n'a été prise.. «Même travail que les ingénieurs»«Une réunion avec la Fédération des administrateurs est prévue au cours de cette semaine«, assure-t-on au ministère chargé de la Modernisation du secteur public. Zerouali envisage une solution de juste milieu qui soit satisfaisante pour toutes les parties concernées, est-il indiqué auprès de son département. Le dossier, selon des sources sûres, serait encore bloqué au ministère des Finances qui juge que le coût de l'alignement des administrateurs sur les ingénieurs est actuellement insupportable. Pour sa part, la commission de coordination UMT/UGTM de la Fédération des administrateurs considère que toutes les raisons invoquées par les départements concernés ne sont que de «faux prétextes«. Actuellement, deux décrets régissent les indemnités des administrateurs et cadres assimilés. Le gouvernement a décidé dans le cadre de l'accord du 30 avril de rassembler les statuts de ces catégories de fonctionnaires pour passer de 65 à moins de 10 statuts différents. Il a été convenu néanmoins de laisser de côté cette question des statuts pour se pencher dans une première étape sur le régime indemnitaire. Un alignement sur les ingénieurs aurait été envisagé mais avec effet à partir de juillet 2003. Les administrateurs revendiquent toutefois un alignement avec effet rétroactif à partir de 2000 comme il a été le cas pour les ingénieurs. «Il est inconcevable, avance Bouchta Laâroussi, coordonateur national UMT, que les administrateurs qui travaillent côte à côte dans les mêmes bureaux avec les ingénieurs et qui font le même travail ne bénéficient pas du même traitement«. Pourtant, plus de 95% des administrateurs sont titulaires d'une licence et plus. Près de 50% disposent d'un doctorat de troisième cycle. «Seuls quelque 2% n'ont qu'un baccalauréat«, insiste Abdelaziz Siassi de l'UGTM. Ces derniers dont l'intégration date de la réforme de 1967 devraient partir en retraite au plus tard en 2006. Selon les représentants des administrateurs, «ce dossier a été assez ballotté d'un département à un autre«. Ils ont demandé audience du Premier ministre pour faire le point sur la situation une bonne fois pour toutes.


Rappel

Les ingénieurs de la fonction publique, au nombre de 15.000, avaient bénéficié en janvier 2000 d'une revalorisation de leur régime indemnitaire. Les primes oscillent aujourd'hui entre 1.200 DH (brut) pour un ingénieur d'application à 5.900 DH pour un ingénieur en chef.Noureddine FASSI

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